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Le train des primeurs Perpignan-Rungis, censé être supprimé cet été, circule-t-il à vide ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
En sursis depuis le printemps, il "circule cette semaine", selon le ministère des Transports, qui affirme ne pas avoir de "précisions sur les marchandises". Mais des syndicalistes assurent qu'il a effectué le trajet aller sans chargement.

Y a-t-il des fruits et légumes dans le train des primeurs qui circule entre Perpignan (Pyrénées-Orientales) et le marché de Rungis (Val-de-Marne) lundi 15 juillet ? Cette ligne, qui assure essentiellement le transport des fruits et légumes primeurs venus d'Espagne et du Maroc, devait s'arrêter fin juin et être remplacée par 20 000 camions à l'année. Mais le 17 mai, après l'irruption du sujet dans l'actualité, le ministère des Transports avait finalement annoncé son prolongement jusqu'à la fin de l'été.
Reste que selon deux syndicalistes interrogés par franceinfo, le train circule désormais à vide. Au moins sur sa phase aller. "Le train roule bien, mais les wagons ne sont pas chargés", assure Mikaël Meusnier, conducteur de ce train de fret et délégué de la CGT des cheminots. Thomas Portes, porte-parole du même syndicat à Montauban, responsable national du PCF sur le ferroviaire et animateur de la campagne "Sauvons le Perpignan-Rungis", abonde dans son sens : "Le train circule à vide, c'est l'information que j'ai eue."
La SNCF reste muette sur le chargement
Parti à 16h35 de Perpigan, le train des primeurs doit arriver vers 2 heures à Rungis. Vide, donc. Au retour, il devrait contenir des marchandises, car la SNCF a un client : Géodis. "Pour l'instant, au retour, le train transporte des produits jusqu'à Montauban, pour approvisionner la grande distribution, avec du papier-toilette, des balais...", précise Mikaël Meusnier. La SNCF confirme "simplement" à franceinfo que le train de primeurs "circule". L'entreprise ferroviaire publique refuse de s'exprimer sur son chargement.
De son côté, le ministère affirme à franceinfo que "le train roule aujourd'hui comme tous les jours de la semaine, conformément aux engagements de la ministre des Transports et de la SNCF". "Très clairement, ce train roulera la semaine prochaine et il roulera aussi longtemps qu'il y aura des marchandises à transporter", affirmait vendredi Elisabeth Borne, la ministre des Transports, dans une interview accordée à Midi libre. "Personne ne souhaitait que cette ligne s'interrompe, la ligne n'est donc pas interrompue", complète le ministère lundi. Mais transporte-t-il quelque chose ? Sur ce point, il indique ne "pas avoir de précision sur les marchandises", car "le contenu du chargement varie chaque jour" et renvoie vers les clients du train, les sociétés de transport Roca et Rey.
"C'est une situation scabreuse"
"Le contrat avec les marchandeurs n'existe plus", pointe cependant Thomas Portes, de la CGT. De fait, depuis une dizaine d'années, la ligne Perpignan-Rungis fonctionne sur la base d'un contrat d'exploitation entre la SNCF et les sociétés de transport Roca et Rey. Mais aucun accord n'a été trouvé sur les conditions de renouvellement de ce contrat : c'est la raison pour laquelle la liaison devait cesser.
Gérard Malaure, directeur général du groupe Primever, qui possède la société Roca, s'indigne contre les propos d'Elisabeth Borne. "On m'avait demandé de charger le train jusqu'au 12 juillet, car le contrat s'arrêtait ce jour-là. Je me suis organisé en fonction et j'ai respecté mes engagements. On ne m'a jamais écrit pour me dire que ça continuait, dénonce-t-il auprès de franceinfo. Ils ont décidé dans notre dos de le faire rouler, c'est une situation scabreuse."
Ainsi, la société Roca n'assure pas ce lundi le transport de fruits et légumes via cette ligne de fret. "J'avais prévu de ne pas utiliser le train aujourd'hui, ni dans les semaines qui arrivent. La SNCF nous met au pied du mur. Il faut qu'elle prenne ses responsabilités et respecte ses clients", fulmine Gérard Malaure, qui juge "scandaleux" de faire circuler un train à vide, si tel est le cas. Dans Les Echos, vendredi, il déplorait une "véritable supercherie".
Une nouvelle réunion prévue mercredi
"A l'heure écologique, personne ne peut assumer la suppression d'un train contre des camions", y compris le gouvernement, analyse Thomas Portes. Il estime que le "nœud du problème", ce sont les 20 à 30 millions d'euros nécessaires, selon le coût estimé par la SNCF, au "renouvellement du parc roulant". Pour rénover, "la seule solution, c'est de décréter cette ligne d'intérêt national et de la confier à Fret SNCF, juge Thomas Portes. Si le matériel est neuf, les chargeurs reviendront au train. Il n'est jamais trop tard."
En attendant, le gouvernement continue de plancher sur le sujet. Une nouvelle réunion de son comité de pilotage est organisée mercredi à Perpignan, à la préfecture des Pyrénées-Orientales. Elle "doit permettre de mobiliser tous les acteurs et de continuer à travailler sur la solution ferroviaire pérenne qui prendra le relai du train actuel", précise le ministère.




