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Taxe Gafa : Amazon va faire payer les Français
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
L’entreprise va répercuter la taxe Gafa sur ses vendeurs en France. A Bercy, on se montre agacé. Amazon se défend, de son côté, de ne pas avoir le choix.

C'est le feuilleton fiscal de l'été : comment faire payer plus d'impôts aux fameux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), ces géants du numérique passés maître dans l'art de l'optimisation fiscale ? Cheval de bataille de Bruno Le Maire, la taxe concoctée pour alourdir leur fiscalité a été votée mi-juillet, la France faisant sur ce sujet cavalier seul.
Cette question de la taxation des Gafa sera au cœur du sommet du G7 qui se tiendra à Biarritz à la fin du mois. Dans ce contexte politiquement sensible – Donald Trump a dénoncé la « stupidité » d'Emmanuel Macron a propos de cette taxe et menacé de taxer les vins français en guise de mesure de rétorsion –, l'information ne passera pas inaperçue et devrait donner du grain à moudre aux détracteurs des Gafa.
Amazon vient en effet de trouver la parade pour supporter le poids de cette taxe de 3 % sur son chiffre d'affaires. Comment ? En la répercutant, purement et simplement, sur une partie de ses clients, ceux qui passent par la plateforme d'Amazon pour vendre leurs produits.
Amazon explique ne pas avoir le choix
Concrètement, à compter du 1er octobre 2019, les frais de gestion d'Amazon s'alourdiront de… 3 %. « Nous avions clairement expliqué aux autorités ( NDLR : françaises ) que cela serait le cas s'agissant d'Amazon », assume le leader de la vente en ligne, joint par Le Parisien - Aujourd'hui en France. Motif ? Le géant américain dont Jeff Bezos, l'emblématique patron, n'est autre que l'homme le plus riche du monde , n'aurait pas les moyens de faire autrement…
« Étant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons massivement dans la création d'outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d'absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d'affaires et non sur les bénéfices », explique la société.
Et par ricochet, ce sont les Français qui devraient se retrouver à assumer la taxe Gafa. « Malheureusement, nous nous attendons à ce que nombre de ces entreprises soient en conséquence contraintes à répercuter cette taxe sur les consommateurs, ce qui entraînera une hausse des prix de leurs produits vendus en ligne. »
«Cette riposte rend Amazon moins compétitif»
Au ministère de l'Economie et des Finances, ce jeudi soir, la décision du géant américain agaçait, car l'objectif de la taxe Gafa visait justement à faire payer aux entreprises concernées « leur juste impôt en France ». Ce qui est encore loin d'être le cas : Google, par exemple, en 2018, n'a payé en France que… 17 millions d'euros d'impôt ! Mais il n'empêche, chez Bercy, on préférait retenir que, même avec cette stratégie d'évitement, Amazon serait pénalisé.
« D'une part, les consommateurs prennent conscience qu'Amazon facture plus de 15 % de commission à ses partenaires de vente, c'est colossal ! Par ailleurs, cette riposte rend Amazon moins compétitif, et tant mieux, car son monopole nous inquiète, confie-t-on. Cela permettra peut-être à d'autres plateformes de récupérer certains de leurs clients… »
Ce jeudi soir, l'ONG Attac dénonçait sur Twitter « l'attitude minable » du géant de la vente en ligne. Car là où certains Gafa avaient joué les bons élèves – « Nous paierons naturellement la taxe Gafa », promettait récemment, dans nos colonnes, le patron de Facebook en France – Amazon adresse ce qui ressemble furieusement à pied de nez au ministère des Finances. D'autant que le géant n'en est pas à son coup d'essai en matière de relations houleuses avec les pouvoirs publics. En mars dernier, Mounir Mahjoubi, alors secrétaire d'Etat en charge du numérique, avait déploré l'attitude d'Amazon quant à son refus de signer une charte de bonne conduite avec les PME françaises.




