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Corbyn trahit le prolétariat britannique en proposant une alliance anti-Brexit aux partis de la bourgeoisie

Brexit Royaume-Uni

Brève publiée le 16 août 2019

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Corbyn franchit un nouveau pas dans sa trahison des travailleurs/ses britanniques. En 2017, il promettait, s'il avait la majorité au parlement, de respecter le résultat du référendum de 2016 et donc de sortir de l'UE. Aujourd'hui, il propose à tous les secteurs de la bourgeoisie de s'unir pour empêcher le Brexit.

C'est une trahison des travailleurs/ses qui ont voté massivement pour le Brexit. 

Corbyn veut désormais se présenter comme le dirigeant "responsable" de la bourgeoisie.

https://www.lesechos.fr/monde/europe/brexit-lopposition-sorganise-pour-neutraliser-boris-johnson-1124707#xtor=RSS-2053

A moins de trois mois de la date probable d'une sortie brutale du Royaume-Uni de l'Europe, l'opposition tente de s'unir pour éviter ce qui constituerait à ses yeux un choc pour l'économie. Un vote de défiance contre le Premier ministre devrait avoir lieu début septembre.

A peine plus de trois semaines après  l'arrivée de Boris Johnson au 10 Downing Street , des stratégies se mettent en place à Westminster pour tenter de le renverser. La détermination du nouveau Premier ministre à sortir de l'Union européenne au 31 octobre même sans accord de divorce fait enrager l'opposition et soulève l'indignation jusqu'au sein du parti conservateur. Surtout depuis qu'il a laissé entendre  qu'il pourrait suspendre le Parlement en octobre pour mettre les élus devant le fait accompli du Brexit sans leur permettre de le bloquer.

L'ex-ministre des Finances Philip Hammond ne cesse de répéter qu'une sortie sans accord « serait une trahison du résultat du référendum de 2016 » car à ses yeux les électeurs n'ont jamais donné leur aval à un Brexit dur.

Il parle de « stratégie de destruction ». A quoi Boris Johnson répond que c'est en bloquant la sortie du Royaume-Uni de l'Europe que certains parlementaires jouent avec le vote populaire. Il a même dénoncé il y a quelques jours « une collaboration terrible » entre l'Union et des élus britanniques pour tenter de bloquer le Brexit au Parlement.

Climat délétère

Pas plus que  Theresa May n'avait de majorité à la Chambre des communes pour soutenir l'accord négocié avec l'Union européenne, Boris Johnson n'a de majorité pour sortir sans un accord.

Dans ce contexte de plus en plus délétère, le chef des travaillistes Jeremy Corbyn tente une ultime contre-offensive.  Dans une lettre envoyée aux dirigeants des partis politiques  d'opposition et à quatre élus conservateurs favorables au maintien du pays dans l'Union, il leur a proposé de faire alliance pour renverser Boris Johnson et l'empêcher ainsi de claquer la porte de l'Europe le 31 octobre. « Ce gouvernement n'a pas de mandat pour un « no deal » », écrit notamment Jeremy Corbyn.

Nous devons travailler ensemble, même si nous n'aimons souvent pas ce que les uns et les autres disent.

Concrètement, si la motion de défiance qu'il compte déposer après la rentrée parlementaire prévue le 3 septembre était votée, il deviendrait à son tour Premier ministre « provisoire », le temps d'organiser de nouvelles élections et un deuxième référendum. Les chances de faire tomber l'indocile Boris Johnson, qui dispose de 320 sièges à la Chambre des communes, soit un siège de majorité,ne sont pas nulles même si elles exigent l'unité sans faille de ses opposants. Comme l'a dit sans ambages la travailliste Rebecca Long-Bailey « Nous devons travailler ensemble, même si nous n'aimons souvent pas ce que les uns et les autres disent, nous devons empêcher un Brexit sans accord ».

La proposition a été plutôt bien accueillie dans une assemblée pourtant toujours très clivée. Le parti nationaliste écossais, les élus gallois et les députés conservateurs anti-Brexit dur ont accepté d'en discuter. Mais les Libéraux-démocrates, s'ils sont « prêts à travailler avec n'importe qui pour arrêter Boris Johnson » refusent pour l'heure de confier un futur gouvernement à leur bête noire travailliste, Jeremy Corbyn. Rendez vous a été pris « dans les semaines qui précèdent la reprise du Parlement », le 3 septembre.