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    Environ 10.000 à la manif nationale de FO contre la réforme des retraites

    FO

    Brève publiée le 22 septembre 2019

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.lesechos.fr/amp/1133589

    Une dizaine de milliers de militants de Force ouvrière se sont rassemblés ce samedi à Paris contre la réforme des retraites. Des réformistes de la métallurgie aux trotskistes de l'Union départementale de Paris, toutes les organisations ont répondu présent. « Oui, on peut améliorer le système actuel, mais nous refusons un régime unique par points qui sera sous la coupe du gouvernement », a affirmé leur numéro Un, Yves Veyrier.

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    « N'allez surtout pas vers le boulevard Port-Royal car là-bas, c'est la guerre ! » Ce samedi, entre les drapeaux rouges de Force ouvrière rassemblés pour dire non à la réforme des retraites préparée par le gouvernement et la foule bigarrée de la marche pour le climat, les blacks blocs avaient choisi la seconde. Il faut dire que les syndicalistes étaient aussi moins nombreux. 15.000 à 20.000 sont venus jusqu'à la place Denfert-Rochereau à Paris selon FO ; mais en réalité plutôt 10.000, reconnaissait en marge de l'événement un militant aguerri. 15.200 ont défilé à quelques rues de là pour le climat, selon le comptage Occurrence pour plusieurs médias dont « Les Echos ».

    Rentrée des classes

    Le premier objectif n'était cependant pas forcément de faire masse mais plutôt de se retrouver. Le défilé de FO avait donc des allures de rentrée des classes. Et pour Yves Veyrier, le leader de la troisième centrale française, c'était une première. Le leader de la troisième centrale française a été désigné sur le fil en novembre 2018 par le parlement de la centrale à la suite d'une grave crise interne. Celle-ci avait été déclenchée par des révélations sur la tenue d'un fichier illégal sur les principaux responsables du syndicat par son prédécesseur, Pascal Pavageau, contraint à la démission.

    Un peu moins d'un an après, le rendez-vous aura montré que l'opposition à la réforme des retraites est un thème rassembleur au sein de Force ouvrière. De la très réformiste fédération de la métallurgie à l'union départementale de Paris, liée aux trotskistes du POI, toutes ses organisations ont mobilisé ce samedi pour ce rassemblement national pour lequel quelque 8.000 provinciaux ont rejoint la capitale.

    « Améliorer le système actuel »

    La réforme des retraites n'est pas encore écrite mais pour Force ouvrière, la messe est dite : « retrait », ont scandé en choeur les militants. « Aujourd'hui, 42 régimes assurent globalement un bon niveau de retraite, le Premier ministre l'a dit lui-même, alors pourquoi en changer ? », a déclaré Yves Veyrier en tribune, critiquant le « slogan marketing du système universel ». « Oui, on peut améliorer le système actuel, mais nous refusons un régime unique par points qui sera sous la coupe du gouvernement », a-t-il affirmé. « Demain, avec un régime unique par points, le gouvernement aura tous les leviers en main » et « beaucoup si ce n'est tous vont y perdre », a estimé le leader syndical.

    Le numéro Un de FO n'a pas donné de nouveau rendez-vous à ses troupes. Alors que la CGT mobilise mardi, le sujet sera discuté lors de la réunion du Comité confédéral national de FO (son « parlement »), mercredi et jeudi. Chacun sait bien que partir seul à la bataille n'est pas gage d'efficacité. Ce n'est pas pour rien qu'Yves Veyrier a insisté sur le fait que « FO oeuvrera à l'unité d'action la plus large possible car sur un tel enjeu, elle est nécessaire ». « Même du côté des réformistes, il n'y aura pas d'opposition de principe à aller avec la CGT, à condition qu'on s'en tienne au sujet des retraites », estime un responsable de l'organisation.

    Ne pas épuiser les troupes

    Reste que la détente du calendrier de la réforme par le gouvernement impose de ne pas épuiser les troupes trop vite. Et surtout, la direction de Force ouvrière a bien conscience que le premier enjeu est de « gagner la bataille de l'opinion pour faire pression sur le gouvernement » au-delà de la seule mobilisation des régimes spéciaux de retraite. A l'instar du mouvement des « gilets jaunes » à la fin de 2018. L'idée qui fait son chemin est de tenter de multiplier les réunions d'information au-delà du cercle militant mais aussi de porter la contradiction lors des réunions publiques qu'organiseront le gouvernement et la majorité.