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Grève à la SNCF : seulement 3 TGV Atlantique sur 10 ce lundi
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Sur les lignes reliant la gare Montparnasse à l’ouest de la France, le mouvement se poursuit en pleines vacances de la Toussaint.

Les perturbations continuent à la SNCF. Ce lundi, seuls 30 % des trainscirculeront sur la ligne TGV Atlantique, qui rejoint l'ouest du pays, en raison de la poursuite d'une grève de 200 agents spécialisés dans la maintenance en banlieue parisienne.
« Jusqu'à aujourd'hui, nous avons réussi à maintenir un plan de transports très significatif, avec 80 à 90 % des trains qui circulent, mais à partir de demain on passe à un plan de transports de 30 % des TGV Atlantique qui circulent », a annoncé la directrice des TGV Atlantique, Gwendoline Cazenave.
Ce mouvement très localisé a un impact majeur compte tenu du rôle stratégique du Technicentre dans l'exploitation au quotidien des TGV Atlantique.
Les clients prévenus par mail
Concrètement, lundi, deux allers-retours sont prévus sur la ligne Paris-Nantes, deux sur Paris-Rennes, quatre sur Paris-Bordeaux, et la SNCF reliera aussi « Toulouse, Hendaye, Poitiers, Quimper, Brest » afin que « chaque destination soit desservie, même en nombre limité », a détaillé la directrice.
Depuis lundi dernier, 200 agents sont en grève dans cet établissement pour exprimer leur « désaccord sur un projet d'aménagement de leurs conditions de travail ». Or, ce projet a été « retiré dès mardi » mais « on est dans une situation de blocage, parce que les agents nous demandent le paiement des jours de grève, ce qui est totalement impensable », a affirmé Gwendoline Cazenave.
Les clients ont été, selon elle, contactés par courrier électronique et pourront se faire rembourser ou échanger sans frais leurs billets.
« Le paiement des jours de grève n'est pas possible »
« On continue à dialoguer », des « avancées » ont été réalisées sur le volet conditions de travail, « mais le paiement des jours de grève n'est pas possible », a-t-elle insisté, déplorant une « situation de jusqu'au-boutistes », « qui pénalise les clients ».
Selon Julien Troccaz, secrétaire fédéral du syndicat SUD-Rail qui a appelé à cette grève et qui s'est exprimé plus tôt dans la semaine, les cheminots ont protesté contre « une remise en cause des conditions de travail par la direction, sans aucune concertation » avec le personnel.
La direction du site avait annoncé une suppression des repos compensateurs pour le travail en soirée et le week-end, avait déclaré pour sa part Erik Meyer, également secrétaire fédéral de SUD-Rail. « Les agents ont eu une réaction épidermique, à la hauteur de la violence des annonces du management », avait-il jugé.
Une grève programmée le 5 décembre
Ce nouvel épisode de perturbations intervient après une pagaille qui a débuté la veille des vacances scolaires après un accident d'un TER à un passage à niveau le 16 octobre dans les Ardennes. Cet incident avait déclenché une vague d'arrêts de travail de conducteurs et contrôleurs dans toute la France, sur la base du droit de retrait au nom de la sécurité.
Les syndicats réclamaient la présence d'un contrôleur à bord de tous les TER, ce que la direction a rejeté, leur présentant plusieurs mesures correctrices pour « encore mieux protéger » les « équipements d'alerte » des trains régionaux.
Par ailleurs, la direction régionale de la SNCF assure qu'« il n'y a aucune perturbation prévue pour lundi » en ce qui concerne les TER en Provence-Alpes-Côte d'Azur, perturbés par un mouvement social dimanche. En revanche, une grève est programmée à partir du 5 décembre par plusieurs syndicats de la SNCF contre la réforme des retraites.




