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Sita Agora -- Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) : deuxième semaine de grève
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Toute la semaine dernière, les travailleurs ont organisé de nombreuses actions pour populariser leur lutte pour le maintien de tous les emplois. Dans une région où le chômage cogne dur, le souvenir des 830 ouvriers de Métaleurop licenciés en 2003 est encore bien vivant parmi les travailleurs et les classes populaires.
L'arnaque aux subventions publiques, spécialité des capitalistes, soulève les critiques. Sita-Suez aurait reçu neuf millions d'euros de subventions publiques au nom de la réindustrialisation, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, que les travailleurs ont depuis nommé le « Grenelle des licenciements ».
Cela est d'autant plus révoltant qu'au moment où est annoncée la fermeture d'Indra Noyelles-Godault, Suez Environnement déclare vouloir reprendre la friche de Continental à Clairoix, soi-disant pour créer des emplois, mais surtout pour empocher l'argent public (Le Parisien du 1er décembre 2012).
La direction d'Indra, qui dans un premier temps refusait de discuter avec les grévistes, a finalement proposé une rencontre, et une délégation de travailleurs devait être reçue. Les travailleurs sont conscients que cela est en partie dû au « rude tintamarre », comme dit l'un d'eux, qu'ils ont fait depuis dix jours.
Distributions de tracts dans tout le secteur autour de l'usine afin de s'adresser à la population et aux travailleurs des autres entreprises, passages dans la presse, à la radio ou à la télé. Une délégation de grévistes a également été reçue à Bercy, au ministère de l'Industrie.
Des habitants viennent soutenir le piquet de grève, ainsi que des syndicalistes et des élus locaux. Ces soutiens font chaud au cœur et aident à tenir le coup.
Bien sûr, les ouvriers savent que ce sera dur de faire plier la direction, mais le moral est bon. Et tous sont particulièrement fiers de leur combat. Un gréviste disait : « Au moins on ne se laisse pas licencier en baissant la tête. Même dans dix ans, on se souviendra de la lutte qu'on a menée ensemble. »
Correspondant LO




