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    En Vendée, un service d’urgences ferme une nuit entière faute de personnel

    santé

    Brève publiée le 3 janvier 2020

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/urgences-fermees-hopital-sables-dolonne_fr_5e0dc738e4b0843d360e34ef

    Avec un seul médecin de garde disponible, la direction de l'hôpital des Sables-d'Olonne a pris la décision de garder portes closes dans la nuit du 27 au 28 décembre.

    Dans la nuit du 27 au 28 décembre, les urgences de l'hôpital vendéen des Sables d'Olonne...

    Neuf heures sans service d’urgences, et une illustration saisissante des problèmes avec lesquels doivent composer les personnels de santé en France. Comme le rapporte France Bleu Loire Océan ce jeudi 2 janvier, dans la nuit du 27 au 28 décembre, les urgences d’un hôpital de Vendée ont dû rester fermées, par manque de personnel. 

    Aux Sables-d’Olonne, les difficultés s’accumulent en effet depuis des mois. Une mutation, des mobilités internes, un départ à la retraite non compensé ont notamment affaibli de manière considérable le service. Et le point de saturation a été atteint avec les départs en vacances durant les fêtes de Noël. 

    Ainsi, le soir du vendredi 27 décembre, à partir de 23 heures, il n’y avait plus qu’un seul médecin de garde qui pouvait être mobilisé. Peu expérimenté en plus. Trop peu évidemment pour assurer toutes les consultations, ce qui a poussé la direction et le chef de service à prendre une décision radicale. 

    Des jeunes médecins qui choisissent l’intérim plutôt que l’hôpital public

    Comme l’explique encore France Bleu, cela fait des mois que la dizaine d’offres de poste de médecin restent sans réponse, et qu’aucun jeune diplômé ne cherche à rejoindre l’hôpital des Sables-d’Olonne. Interrogé par la chaîne de radio publique, le chef de service des urgences, Christophe Le Gal explique que les débutants choisissent aujourd’hui un autre mode de vie, qu’il juge “indécent”, celui de l’intérim. 

    Pour lui, les jeunes médecins “choisissent délibérément de faire ce qu’on appelle de l’intérim médical et ne vivent que de l’intérim.” Avec des nuits pouvant être rémunérées jusqu’à 2.000 euros l’une. Une situation que le médecin attribue à un manque d’attractivité de la part de l’hôpital public.

    “Le fait de pouvoir vivre très correctement de l’intérim médical fait naître des convoitises parmi les jeunes praticiens qui préfèrent en effet choisir une rémunération bien supérieure et des établissements où l’activité est moindre. Ça leur permet d’avoir plus de temps libre, que de pourvoir à des postes vacants dans les hôpitaux”, regrette-t-il, toujours au micro de France Bleu Loire Océan.