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Indra Groupe Sita-Suez : troisième semaine de grève contre les licenciements

lutte-de-classe

Brève publiée le 21 décembre 2012

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(Lutte ouvrière)

Indra Groupe Sita-Suez -- Noyelle-Godault (Pas-de-Calais) : troisième semaine de grève contre les licenciements

Les travailleurs ont voté lundi 17 décembre la reconduction de leur grève contre les 35 licenciements que la direction veut imposer. Cela fait maintenant plus de quinze jours que les ouvriers d'Indra Ressource Auto-Pièce, propriété de Suez Environnement et de Renault, se battent pour faire entendre leur revendication : aucun licenciement sans reclassement sûr.

La semaine précédente, le directeur général du groupe Indra SAS est venu à leur rencontre, soi-disant pour négocier. Mais en guise de proposition, il a mis un marché entre les mains des travailleurs : si vous continuez votre grève à l'intérieur du site et que vous arrêtez le piquet de grève, vous aurez droit chacun à quelques centaines d'euros. Cette proposition a été rejetée par les ouvriers, qui s'attendaient à une discussion un tant soit peu sérieuse. Mais ils ont surtout constaté que ce qui dérangeait vraiment les dirigeants du groupe, c'est que les travailleurs arrivent à se faire entendre autour d'eux et se rendent visibles à toute une partie de la population.

Le lendemain, les ouvriers accompagnés de proches se sont rendus en bus au siège de Sita-Suez dans le Nord, et ont distribué des tracts pour dénoncer les patrons du groupe. À cette occasion, ils ont appris que pendant des années, Indra a payé plus d'un million d'euros de loyer à son actionnaire Sita-Suez. C'est notamment en se payant des loyers exorbitants à eux-mêmes, par le biais de sociétés du même groupe, que les capitalistes peuvent ensuite prétendre que les caisses sont vides dans les entreprises qu'ils choisissent de mettre en difficulté ou en faillite.

Suite à cette action, les travailleurs ont obtenu un rendez-vous à Paris avec les deux actionnaires Sita-Suez et Renault, ce qui, depuis le début, était une de leurs revendications. Les ouvriers en grève gardent le moral, et c'est bien cela qui semble déranger les patrons. La solidarité continue à se manifester autour de leur mouvement, et nombreuses sont les personnes ou les municipalités qui soutiennent leur lutte.

Correspondant LO