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Décès d’Aimé Halbeher, secrétaire général CGT Renault en 1968
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Paris, le 26/04/2008. Mai 68 au café du Croissant, la grève ouvrière avec : Aimé Halbeher, alors secrétaire du syndicat CGT de Renault - Billancourt . Photo Pierre Pytkowicz
secrétaire général du syndicat CGT du groupe des usines Renault en France et animateur de la grève historique de mai-juin 1968, puis, plus tard, secrétaire de la section PCF de Renault Billancourt et membre du comité central du PCF, Aimé Halbeher est l’une de ces grandes figures qui ont fait l’histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire.
Économie&Politique est particulièrement fière qu’il ait été le rédacteur en chef de notre revue entre 1983 et 1990, à l’apogée de son audience dans les batailles pour donner aux luttes sociales et politiques tout leur contenu transformateur aiguisé avec le grand enjeu d’une tout autre gestion des entreprises, avec d’autres critères et des pouvoirs d’intervention des travailleuses et des travailleurs, dans les entreprises nationalisées et au-delà. Il aimait à insister sur le double besoin de répondre aux aspirations autogestionnaire et de relever le défi d’une nouvelle efficacité. Titulaire du certificat d’études et du CAP d’ajusteur-outilleur, ayant acquis une formation théorique dans les écoles du PCF, il incarnait le désir d’apprendre, d’apporter et de faire dialoguer travailleurs et intellectuels, théorie et pratique, qui caractérisait les plus brillants militants ouvriers de son temps.
À la fin des années 1990, il avait rompu avec la ligne alors suivie par le PCF, considérant qu’elle consistait à abandonner la présence du parti dans les entreprises et à refouler la bataille pour de nouveaux critères de gestion, tout autant que la lutte contre l’impérialisme.
Voici en quels termes il revenait sur cette rupture dans l’hommage que notre revue avait rendu à Paul Boccara en 2017 : « dans une telle complexité, dans ce manque cruel d’existence d’un parti créateur au cœur de l’entreprise, le besoin de l’efficacité des financements ne m’apparaît pas mort dans les consciences, ni son potentiel révolutionnaire. Certaines réactions populaires et positives sur les gâchis, la corruption financière, les dépenses abusives, les inégalités sociales, les dégâts environnementaux, la facilité avec laquelle le début de campagne – avortée – sur le coût du capital a porté dans l’opinion publique, me confortent dans l’idée qu’il y a urgence à populariser, vulgariser les immenses travaux réalisés par Paul Boccara et surtout à poursuivre leurs enrichissements en lien avec la réalité d’aujourd’hui dans les entreprises et les institutions ».
Aimé Halbeher avait accepté d’être le premier président de l’association pour la Fondation Paul Boccara.
Cette vigueur de la pensée et cette force de l’énergie combattante malgré les vicissitudes politiques nous appelle, plus encore qu’à pleurer un grand dirigeant ouvrier, à nous efforcer de nous inspirer de son exemple dans les batailles d’aujourd’hui.




