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Pass sanitaire: environ 40% de baisse de la fréquentation des restaurants
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le Syndicat des indépendants et des TPE (SDI) a réalisé une enquête auprès de 300 restaurateurs durant la première semaine d'application du pass sanitaire afin de mesurer son impact.
Une enquête réalisée par le Syndicat des indépendants et des TPE (SDI) auprès de ses adhérents restaurateurs sur l'impact du passe sanitaire révèle que la grande majorité des restaurants subissent une baisse de l'ordre de 40% de leur fréquentation depuis la mise en place du pass sanitaire.
Menée pendant huit jours, entre le 9 et le 16 août, l'enquête a été faite sur un panel de 300 restaurateurs sur les premières conséquences de la mise en place du passe sanitaire, obligatoire depuis le 9 août. Résultat : 87% d'entre eux ont observé une baisse de fréquentation et donc de chiffre d'affaires. 73% de ces derniers ont indiqué que cette baisse était de l'ordre de 40%.
Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD), Marc Sanchez, le secrétaire général du syndicat SDI, a analysé les résultats de cette enquête. «Les restaurateurs n’arrivent pas à voir le bout du tunnel», déplore-t-il. Si la baisse de la fréquentation a été pour tous très forte le 9 août, la situation a évolué différemment selon les zones géographiques. Logiquement, les zones touristiques et côtières s’en sortent mieux que les autres. En revanche, dans les grandes villes et en particulier à Paris, «la baisse de fréquentation s’est accentuée au fil de la première semaine».
Cette fuite des clients est d'autant plus difficile qu'elle intervient alors que, depuis le 1er juin, une partie des restaurateurs voient les aides de l’Etat baisser, entraînant de «premières difficultés financières», explique Marc Sanchez. Selon lui, la plupart des restaurateurs estiment que le pass sanitaire est un «mal nécessaire» mais ils ne comprennent pas par contre pourquoi il est obligatoire en terrasse et relèvent «un certain illogisme».
«Les autorités, se basant sur des études scientifiques, nous ont assuré pendant des mois qu’être en terrasse, en extérieur et avec la distanciation minimale, n’entraînent pas de risques supplémentaires. Et là, d’un coup, il y a une stigmatisation sur les terrasses», note le responsable syndical.




