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Mélenchon sur le programme d’Hidalgo
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Pourquoi ne pas s’en réjouir ? Hidalgo acte sur quelques points son ralliement à quelques propositions de l’Avenir en commun. J’en ai compté 8. Ainsi, elle reprend le mot « planification écologique ». Son parti l’a moqué pendant 14 années. Je l’ai proposé en 2008 et Martine Billard en a fait une proposition de loi en 2009 et le PS s’y est opposé. Espérons, maintenant que le mot est passé, qu’Hidalgo n’en fasse pas un gosplan étatique hypercentralisé. La planification écologique s’appuie avant tout sur les communes et les syndicats. De même, elle puise dans « L’Avenir en commun » le référendum d’initiative citoyenne, le droit de vote à 16 ans, la création d’un tribunal international climatique, la reconnaissance du droit à mourir dans la dignité, une politique anti-concentration dans les médias, la reconnaissance du burnout comme maladie professionnelle, l’autonomie énergétique et alimentaire dans les Outre-mer. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, il n’y a pas de raison de crier au plagiat. Nos idées circulent ? Tant mieux. Cela construit de larges hégémonies culturelles dans la société.
Mais il y a surtout des points de désaccords majeurs sur des points essentiels de «L’Avenir en commun». En voici 9, mais la liste n’est pas exhaustive. D’abord, le programme d’Hidalgo rejette clairement le passage à la 6e République. La refondation démocratique du pays n’est pas à l’ordre du jour pour le PS. Sur la question sociale, les différences sont très profondes. Ainsi, sur la retraite, elle propose de « sanctuariser » la retraite à 62 ans et les 43 annuités de cotisation ! C’est-à-dire les réformes mises en places par Sarkozy et Hollande. « L’Avenir en commun » propose, lui, la retraite à 60 ans avec 40 annuités. Sur le partage des richesses, le programme d’Hidalgo ne dit rien de l’impôt sur le revenu ou de la flat tax. On doit donc comprendre qu’il entérine le système fiscal actuel au contraire de mon programme qui propose de remplacer les 5 tranches actuelle par 14 tranches, plus progressives. Le sujet de l’hôpital public est abordé de manière divergente aussi. De leur côté, « réformer la tarification à l’acte dans les hôpitaux publics » quand du nôtre nous voulons supprimer cette manière de sous-financer chroniquement la santé publique. Sur le nucléaire, la maire de Paris évoque de nouveaux investissements pour prolonger la durée de vie des centrales existantes. Madame Hidalgo est, comme Macron, pour la différenciation des collectivités, c’est-à-dire la possibilité de faire des lois locales. La candidate socialiste proclame clairement qu’elle respectera l’intégralité du droit européen, le plaçant de fait au-dessus de son propre programme. Enfin, son programme réaffirme son accord avec l’OTAN.




