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Autoritarisme sanitaire. Jusqu’à 700 000 personnes verront leur pass désactivé ce samedi
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le 15 janvier, entre 500 000 et 700 000 personnes verront leur pass sanitaire désactivé. Un pas de plus vers l’autoritarisme sanitaire du gouvernement qui privilégie la répression plutôt que la communication et les moyens, en faisant des personnes non-vaccinées les boucs-émissaires de la crise.

Ce samedi 15 janvier, entre 500 000 et 700 000 personnes qui n’ont pas fait leur rappel de vaccin verront leur pass sanitaire désactivé selon Olivier Véran. Toutes les personnes qui n’ont pas réalisé leur troisième dose dans les sept mois suivant leur dernière injection se verront interdire l’accès aux transports interrégionaux, à certains services et établissements de santé ou encore aux bars et restaurants.
À partir du 15 février, les règles changeront à nouveau puisque la période entre les doses de rappel sera réduite à quatre mois. Alors que cet été, Olivier Véran assurait que la troisième dose n’aurait aucun impact sur le pass, l’annonce de son obligation pour conserver son pass a semé défiance et confusion au sein de la population.
De même, l’annonce du pass vaccinal ainsi que les récentes déclarations d’Emmanuel Macron sur son envie d’« emmerder » les non-vaccinés n’ont fait que rendre inaudible la promotion du vaccin et alimenter les doutes et la colère. Et pour cause : la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal à partir de la semaine du 17 janvier interdira aux personnes ne justifiant pas d’un schéma vaccinal complet un plus grand nombre de lieux, même sur présentation d’un test PCR, faisant des personnes non-vaccinées des sortes de citoyen de seconde zone.
Alors que l’émergence du variant Omicron et les mensonges successifs du gouvernement sur le vaccin - à l’image de Jean Castex qui expliquait que le vaccin empêchait toute contamination pour justifier l’abandon de l’obligation de s’isoler pour les cas contacts vaccinés-> https://www.lci.fr/sante/covid-19-jean-castex-le-premier-ministre-a-t-il-menti-en-affirmant-que-le-vaccin-contre-le-coronavirus-empechait-les-contaminations-comme-l-affirme-marine-le-pen-2202722.html] - ont participé à attiser les doutes ou à en créer de nouveaux sur la vaccination, la difficulté du gouvernement à généraliser par la contrainte la troisième dose, pourtant essentielle pour renforcer l’immunité, témoigne d’un échec de la méthode autoritaire. C’est pourtant la même logique qui prévaut avec la mise en place du pass vaccinal.
Et pour cause, alors qu’il y a urgence à faire de la pédagogie sur le vaccin et à mettre en place des moyens à la hauteur pour les hôpitaux, le gouvernement a choisi de stigmatiser les non-vaccinés et de faire peser sur eux la responsabilité de la crise pour mieux masquer son bilan. Une stratégie dénoncée par certains, à l’image de l’épidémiologiste et ancien Directeur Général de la Santé, William Dab, qui pointait ce week-end dans Le Monde : « en traitant les personnes non vaccinées comme il l’a fait, le président de la République réduit la stratégie au niveau de l’insulte, ce qui permet de masquer que, depuis deux ans, la santé publique de terrain n’a pas été renforcée, les obstacles ne sont pas anticipés (comme la saturation actuelle des pharmacies pour les tests), les protocoles dans les écoles sont inapplicables, l’amélioration de la ventilation des locaux n’est pas promue comme elle le devrait. »
Une impasse face à laquelle il est urgent de proposer une stratégie alternative, entre les mains des soignants et des travailleurs des différents secteurs, pour arracher des moyens pour l’hôpital public et pour mettre en place des protocoles sanitaires à la hauteur sur les lieux d’étude et de travail, convaincre de la vaccination et obtenir des mesures d’urgence telles que la distribution de masques FFP2 ou la mise en place de capteurs de CO2 à l’école.




