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L’UL CGT Nantes soutient Nantes Révoltée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Nous relayons ci-dessous le communiqué de l'Union Locale CGT de Nantes en soutien à Nantes Révoltée, menacée de dissolution par Gérald Darmanin. Une offensive que toutes les organisations du mouvement social doivent condamner.
SOUTIEN A NANTES REVOLTEE
A Nantes, comme ailleurs en France, on peut se réunir en bande de nervis et frapper à coups de matraque télescopique du gauchiste, on peut pousser des teufeurs dans la Loire à la fête de la musique, on peut tirer à coups de LBD ou de grenades sur des manifestants pacifiques, quitte à crever des yeux ou arracher des mains. Mais on ne peut pas soutenir une manifestation anti-fachiste sans risquer de se voir dissout.
Il suffit qu’une députée qui ne connaît pas Ambroise Croizat le demande à un ministre de l’intérieur qui trouve Marine Le Pen trop molle et celui-ci propose d’étudier la dissolution du groupe de fait Nantes Révoltée, tenu pour responsable de fait que quelques imbéciles aient voulu casser des vitrines au cours d’une manifestation. Il s’agit là d’une atteinte à un groupe d’expression qui diffuse un journal critique envers le pouvoir en place.
Il s’agit d’un nouvel exemple de la dérive autoritariste d’un pouvoir qui ne dispose plus d’arguments pour justifier sa politique de casse sociale et veut vendre les services publics Français à la découpe aux intérêts du capitalisme financier mondial, qui remplace les fonctionnaires par des cabinets anglo-saxons perclus de conflits d’intérêt. Ce pouvoir abuse de la force pour se maintenir.
Il s’assoit sur les libertés publiques et se retranche derrière sa police pour se protéger des manifestants qui pourraient venir le chercher. Il désigne des boucs émissaires pour cacher sa politique néfaste : les chômeurs, les assistés, les musulmans, les non-vaccinés. Il est plus commode de s’intéresser à eux qu’à des députés ou des ministres pris dans des conflits d’intérêt, un ministre soupçonné de viol ou un président de la République qui déclare qu’une partie des Français ne sont plus des citoyens.
IL FAUT METTRE FIN A LA DÉRIVE DE CE POUVOIR DE PLUS EN PLUS AUTORITARISTE EN SOUTIEN DU CAPITALISME QUI VEUT SE GAVER TOUJOURS PLUS AU DÉTRIMENT DE LA POPULATION.
Au-delà de Nantes Révoltée le pouvoir veut s’en prendre à toutes les forces d’opposition à sa politique néfaste. Il veut faire taire toutes les oppositions, pour imposer sa politique néolibérale. Nous rappelons qu’à Nantes, depuis qu’un manifestant est tombé en 1955 sous les balles de la police, il est d’usage admis par tous que les manifestations ne sont pas déclarées mais que celles-ci sont communiquées par tract syndical ou par voie de presse et que tout le monde en a connaissance.
Alors que les élections approchent le pouvoir macroniste ne doit pas se servir de son attaque contre Nantes Révoltée pour remette en cause un usage qui fonctionne sans problème depuis des décennies. Le Gouvernement serait plus inspiré de mettre en place des politiques de progrès social en faveur des travailleurs, des étudiants, des retraités, de leurs familles, mais ce serait là remettre en cause sa soumission au capitalisme, celui pour lequel il agit vraiment.
Quand le capitalisme est menacé il reste la tentation fachiste pour le sauver.
CE N’EST PAS NANTES RÉVOLTÉE QU’IL FAUT DISSOUDRE, MAIS LE CAPITALISME ET SA BANDE DE LAQUAIS DONT FAIT PARTIE LE POUVOIR MACRONISTE QUI, A DÉFAUT D’AVOIR MIS LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE, L"AURA MISE EN LAMBEAUX.





