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Force ouvrière : Frédéric Souillot élu secrétaire général de l’organisation syndicale
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Force ouvrière : Frédéric Souillot élu secrétaire général de l’organisation syndicale (lemonde.fr)
Frédéric Souillot, membre du bureau confédéral depuis 2015, a recueilli, vendredi soir, 87,68 % des suffrages exprimés par les membres du comité confédéral national.

L’unité malgré quelques escarmouches. Le 25e congrès de Force ouvrière (FO) s’est achevé, vendredi 3 juin, avec l’approbation quasi unanime du bilan du secrétaire général sortant, Yves Veyrier, et l’élection sans coup férir de son successeur, Frédéric Souillot, seul candidat.
M. Souillot, membre du bureau confédéral depuis 2015, a recueilli 87,68 % des suffrages exprimés par les membres du comité confédéral national (CCN), le « parlement » de FO, réunissant représentants des fédérations et des unions départementales (77,47 % des inscrits).
Petite note douce-amère pour le nouveau secrétaire général du syndicat : il est « le moins bien élu » des douze membres du bureau confédéral désignés vendredi, selon l’un de ses opposants au congrès, Fabrice Lerestif. Le rapport d’activité de la direction sortante avait, à l’inverse, été approuvé avec un score d’une ampleur exceptionnelle – 98,15 % des voix – de même que le rapport de trésorerie – 98,27 %.
Une image d’unité
Les différentes résolutions, définissant la ligne de FO pour les quatre prochaines années, ont aussi été adoptées à une large majorité lors de votes à main levée, vendredi matin, lors du congrès qui s’était ouvert lundi dans la banlieue de Rouen et auquel ont participé quelque trois mille militants.
La future équipe dirigeante sera « portée par la formidable unité, le formidable rassemblement démocratique de la confédération que vous venez d’exprimer », avait dit dans la matinée M. Veyrier, dans un bref discours d’adieu, très applaudi par les militants.
Après le congrès houleux de Lille, en 2018, qui avait vu le secrétaire général Jean-Claude Mailly copieusement hué puis le départ, au terme de six mois, de son successeur Pascal Pavageau à la suite de la révélation de l’existence d’un fichier sur les dirigeants du syndicat, FO avait à cœur de donner une image d’unité.
Lire aussi Article réservé à nos abonnés « Quel qu’il soit, le nouveau secrétaire général de FO sera fragilisé »
Signe de cette volonté de rassemblement, le concurrent de M. Souillot, Christian Grolier, représentant du courant « trotskiste », avait retiré sa candidature mercredi. « Les combats qui nous attendent et l’espoir que nous devons donner aux salariés nécessitent l’unité la plus large possible », a justifié M. Grolier, dans un texte lu à la tribune.
Soutien d’une partie des « trotskistes »
Frédéric Souillot est, comme M. Veyrier, issu du courant « réformiste » de FO, et a bénéficié comme lui du soutien d’une partie des « trotskistes », emmenés par Hubert Raguin. Le nouveau secrétaire général devra mettre en œuvre la feuille de route de FO, axée notamment sur la défense de la « feuille de paie » et la lutte contre le projet de recul de l’âge de la retraite à 65 ans, porté par le président Emmanuel Macron. La revendication constante de FO ces dernières années était le retour à 60 ans et à trente-sept années et demie de cotisations.
La résolution adoptée vendredi affirme que le « blocage » des projets de recul de l’âge et d’allongement de la durée de cotisation « constituera une avancée pour revenir à la retraite à 60 ans à taux plein et dans la perspective du retour à 37,5 années de cotisation, en créant le rapport de force nécessaire quand les conditions seront réunies ».
Une formulation jugée trop molle par certains et qui a donné lieu à une des rares broncas de la salle, vendredi matin, lorsque Eric Lecourtois (Union départementale des Côtes-d’Armor) a porté un amendement demandant que FO continue de revendiquer clairement les trente-sept ans et demi.
M. Souillot devra aussi s’efforcer de faire progresser Force ouvrière par rapport aux autres centrales syndicales, alors que se tiennent des élections professionnelles dans la fonction publique à la fin de l’année.
Dans Le Monde, Yves Veyrier a affirmé dimanche que FO n’avait pas « vocation à rester sur la dernière marche du podium », derrière la CFDT et la CGT. En 2018, le syndicat avait légèrement baissé dans le secteur public (− 0,5 point, à 18,1 %), et en 2021, il est resté quasiment stable dans le secteur privé (− 0,36 point, à 15,24 %).




