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Équateur : signature d’un accord entre le gouvernement et les indigènes
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Après dix-huit jours de manifestations et de violences ayant fait 6 morts et des centaines de blessés, un accord a été conclu jeudi 30 juin entre le gouvernement équatorien de Guillermo Lasso et les responsables indigènes, dont les revendications n’ont été que partiellement satisfaites.
La médiation de l’Église catholique “a été décisive pour établir un consensus et faire des compromis des deux côtés”, rapporte le site Qué ! Et malgré “quelques désaccords de dernière minute chez certains dirigeants indigènes avant la signature du texte”, les parties ont finalement pu “décréter la fin de la grève nationale”.
La décision “a été accueillie avec joie dans un pays à bout, où la majorité de la population souhaitait retourner au travail normalement”, assure El Mundo. Le vaste mouvement de protestation contre la vie chère, émaillé de violences, a paralysé pendant dix-huit jours la capitale, Quito, perturbant fortement les transports, les communications et l’approvisionnement alimentaire
Dans l’heure suivant l’annonce de l’accord, “on pouvait voir des indigènes marcher dans les rues de Quito avec des banderoles, entonnant des chants célébrant le triomphe du mouvement social”, au son des “vuvuzelas et des klaxons de camions”, témoigne El Universo.
Groupe de travail
L’accord signé jeudi prévoit notamment une baisse supplémentaire de 5 cents (de dollar) du prix des carburants, venant s’ajouter à la baisse de 10 cents déjà obtenue pendant les manifestations, soit une baisse totale de 15 cents – loin des 40 cents réclamés par les manifestants.
Le gouvernement de Guillermo Lasso s’est par ailleurs engagé à réviser deux décrets régulant l’extraction pétrolière et minière, pour empêcher son développement “dans les zones protégées et les territoires ancestraux” des communautés indigènes, ou dans les “zones archéologiques”, précise El Mercurio.
“En outre, un groupe de travail, rassemblant le gouvernement et les représentants indigènes, a été créé pour une durée de trois mois, afin d’assurer le suivi de l’accord”, et pour continuer les négociations sur les revendications encore en souffrance, ajoute le site en espagnol de CNN.
“Ce n’est pas une victoire totale, mais il faut apprendre à reconnaître les triomphes obtenus par le peuple quand il descend dans la rue”, a déclaré Leonidas Iza, chef de la Confédération des nationalités indigènes (Conaie) et leader du mouvement de protestation. “Il a estimé que les mesures obtenues dans l’accord constituaient un début de l’amélioration des conditions de vie des Équatoriens”, selon El Comercio.
Le leader indigène a aussi rappelé les avancées arrachées au gouvernement pendant les deux semaines de manifestations, comme “l’augmentation des aides” ou “la déclaration de l’état d’urgence pour le système de santé public”, ou encore “l’augmentation du budget de l’éducation interculturelle”, qui vise à “promouvoir, valoriser et revitaliser les différentes cultures et langues des nationalités et peuples indigènes du pays”, observe Infobae.
Promesses non tenues
Tous les signataires de l’accord – baptisé “accord pour la paix” – ont insisté sur le fait que l’unité du pays, profondément divisé, devait désormais prévaloir. “Il y a des points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord, mais il fallait les accepter pour pacifier le pays”, a reconnu M. Iza.
Le président Lasso a quant à lui salué sur Twitter un accord permettant d’“atteindre la valeur suprême à laquelle nous aspirons tous : la paix dans notre pays. La grève est finie. Maintenant, nous allons nous atteler tous ensemble à transformer cette paix en progrès, en bien-être et en opportunités pour tous.”
Mais le chemin de la réconciliation sera long, juge Clarín, alors que Guillermo Lasso, sauvé par les divisions au sein de l’opposition, a échappé à la destitution en début de semaine. “La majorité de la population n’est pas satisfaite du banquier Lasso”, écrit le quotidien argentin. “Et pas parce que c’est un conservateur de droite, mais parce qu’elle considère qu’il n’a pas tenu sa promesse d’un pays meilleur, moins corrompu, avec plus d’emplois et de meilleurs salaires.”




