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CGT Paris : Pour la paix au Mali
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Paris, le 6 février 2013
Pour la paix au Mali
La mainmise par les multinationales occidentales sur les richesses du Maghreb, du Machrek, du Sahel et de l’Afrique noire, est source de déstabilisation et de guerre sur un large territoire. Comme le disait Jaurès en 1895, « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ». En effet, la doctrine « Bush » constitue une politique d’inspiration raciste et impérialiste, qui fait de la lutte antiterroriste la cause et la finalité de toute intervention. Quant aux enjeux géopolitiques de la France, des USA, de la Chine,…, elles portent sur l’extraction et l’acheminement de richesses telles que l’or, l’uranium, le pétrole et le gaz. Mais de cela, les média n’en parlent guère…
L’aspiration universelle à vivre en paix est battue en brèche au Mali. La population malienne subit les exactions de groupes armés fanatiques, les djihadistes. Rappelons que l’existence de bandes armées faisant régner la terreur au nord Mali est une des conséquences de la guerre menée en Libye en 2011.
Depuis des décennies, les politiques menées par les multinationales, le FMI, la Banque Mondiale, et l’OMC, pillent en effet le continent africain. Seuls quelques dictateurs corrompus se sont enrichis tandis que la grande majorité de la population souffre de faim, de soif, de maladie, d’analphabétisme. Une partie d’entre elle se résout à l’exil, à l’émigration. La pauvreté est hélas également un terreau favorable aux trafics (drogues et armes), ainsi qu’à l’endoctrinement de jeunes désœuvrés par quelques fanatiques.
Les conséquences en France de la guerre au Mali sont le renforcement du plan Vigipirate, créant un climat délétère, ainsi qu’un rideau de fumée destiné à masquer les antagonismes entre le capital et le travail. Sans parler du coût de la guerre à travers lequel les salariés ont tout à y perdre. La population vivant en France n’a qu’à y perdre !
Au sein de chaque pays du Sahel, il y a une diversité dans les modes de vie, sédentaires et nomades, les langues, les cultures, les religions. Toute tentative de simplification serait trompeuse. Le pays des droits de l’Homme, la France, ferait bien de s’inspirer de la tolérance et du « vivre ensemble » qui est le trait dominant de la population malienne, malgré la misère.
L’Union Départementale CGT de Paris tiens à rappeler les liens tissés avec les maliens travaillant à Paris, liens consolidés par la lutte des travailleurs sans papier ces dernières années. Notre coopération avec le village de Bilissibougou, situé au sud de Bamako, symbolise cette amitié et la prolonge par des actes solidaires concrets.
L’Union Départementale CGT de Paris exprime son soutien aux travailleuses et travailleurs maliens, à leurs familles. Nous affirmons qu’il y a urgence à conforter la démocratie dans la République malienne. Une logique de paix et de développement, s’appuyant sur la souveraineté populaire, doit finir par s’imposer.




