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Précarité : un quart des doctorants ne parvient pas à subvenir à ses besoins, selon une étude de la Fage
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La Fage, premier syndicat étudiant, fait le constat qu'en dix ans, la France a perdu 10 000 inscrits en doctorat. En cause, les difficultés de financements et les conditions de recherches dégradées.

Un quart des doctorants et doctorantes ne parvient pas à subvenir à ses besoins. C'est ce que indique la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) qui publie une étude sur la précarité de ces étudiants et que franceinfo révèle mardi 20 septembre. Fanny Sarkissian, vice-présidente du syndicat étudiant la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), dénonce sur franceinfo "une dissonance entre l'excellence de la recherche qui peut être prônée par le gouvernement et la réalité du terrain". Le premier syndicat étudiant fait le constat qu'en dix ans, la France a perdu 10 000 inscrits en doctorat. Cette difficulté d'accès au troisième cycle est le signe, selon la Fage, d'un manque d’informations et d’égalité des chances pour atteindre le doctorat. Mais c'est le financement de la recherche qui est "le principal enjeu".
Aujourd’hui près d’un quart des doctorants et doctorantes ne bénéficie pas d’un financement dès leur première année. "Il est temps de mettre fin à leur précarité", affirme la Fage. Le syndicat pointe des conditions de recherche qui sont dégradées. Les conditions de vie ont des répercussions sur leur travail de recherche et leur insertion professionnelle est majoritairement synonyme de stress. "On en a quand même 24% qui disent avoir été victimes de violences sexistes, sexuelles, harcèlement moral, de discrimination dans le cadre de leur doctorat", précise la vice-présidente du syndicat.
Des difficultés de financement de leurs thèses
Avec son enquête menée auprès de 2 000 doctorants et doctorantes depuis le 30 mai 2022, la Fage dresse plusieurs constats et fait des propositions pour remédier à cette précarité. 20% des personnes ayant répondu à l'enquête déclarent n’avoir bénéficié d’aucun dispositif d’orientation avant leur inscription. Et près d'un sur trois, (28%) ont éprouvé des difficultés pour obtenir leur financement et dénoncent des lenteurs administratives ainsi que des discriminations liées au handicap, au genre ou à l’âge. La Fage appelle à faciliter le processus d’accès au troisième cycle en luttant contre les inégalités d’inscription grâce notamment à la création d’une plateforme nationale d’information et d'orientation.
La Fage constate également que sur l'année 2020-2021, 74% des chercheurs ont reçu un financement pour effectuer leur thèse, tandis que 26% ont obtenu un financement ne leur permettant pas de subvenir à leurs besoins. 23% ont même dû travailler tout en rédigeant leur thèse, en majorité pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Le syndicat plaide pour une revalorisation du salaire minimum de tous les doctorants et doctorantes afin qu’il prenne en compte leur niveau de qualification.
Des conditions de recherches saines
Les résultats de l'enquête de la Fage poussent également à offrir des conditions de recherches saines. Cela passe notamment par le respect d'un repos hebdomadaire d’au moins 24 heures consécutives, l’obligation d'un repos quotidien de 11 heures consécutives, et l’utilisation des jours de congés.
"Aujourd'hui, on a besoin qu'on arrête de payer les doctorants qui enseignent en dessous du SMIC. Ce n'est pas normal aujourd'hui qu'à bac +8, on ne soit payé aussi peu".
Fanny Sarkissian, vice-présidente de la Fageà franceinfo
Les conditions de vie des doctorants et doctorantes jugées "inacceptables" par la Fage. Elle appelle à ce que chaque chercheur ait accès à un contrat doctoral financé. "Ils sont un sur quatre à ne pas avoir de contrat de travail. Et ça a un impact négatif sur leurs conditions de travail, sur la recherche, pour 40% d'entre eux", affirme Fanny Sarkissian.
Pour le syndicat, l’accès aux bourses sur critères sociaux est "une mesure d’urgence indispensable". Selon l'enquête, 81% des personnes interrogées y sont aussi favorables. Par ailleurs, la Fage appelle à améliorer la réalité des conditions de mobilité internationale et à élever les conditions d’insertion professionnelle à la hauteur du titre de docteur. "Il est temps d’élever la voix et de porter haut et fort nos revendications pour améliorer les conditions de recherches et de vie des doctorants et doctorantes !", martèle la Fage.




