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Iran: l’indispensable convergence des luttes
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Iran: l’indispensable convergence des luttes | L’Anticapitaliste (lanticapitaliste.org)

Les manifestations contre le régime islamique sont entrées dans leur sixième semaine. Elles sont essentiellement composées de femmes, d’étudiantEs, de lycéenEs, d’enseignantEs, de chômeurEs et de précaires.
Dans l’industrie, des grèves politiques ponctuelles ont eu lieu. Mais elles ne se sont pas transformées pour l’instant en grèves de longue durée, contrairement à ce qui se passe chez les enseignantEs et les étudiantEs. Il est difficile d’avoir des informations précises, car internet est coupé ou perturbé.
Les dirigeants du régime surveillent les agissements de la classe ouvrière comme du lait sur le feu, et pour cause. Ils ont en mémoire le rôle qu’elle a joué pendant la révolution de 1979.
Une convergence ne s’étant pas toujours réalisée dans le passé
Un décalage a toujours existé en Iran entre le rythme propre du mouvement ouvrier et celui du mouvement d’ensemble.
– Au début de la révolution antimonarchique de 1979, les manifestantEs revendiquaient surtout la libération des prisonniers politiques mais pas le renversement du régime. Pendant longtemps, les salariéEs de l’industrie n’ont participé aux mobilisations qu’à titre individuel. Ils et elles n’ont agi en tant que classe qu’au bout de 14 mois en utilisant l’arme de la grève. Il en a résulté une grève générale qui a fait tomber le régime monarchique.
– En 2009, deux mouvements ont eu lieu qui ne se sont jamais croisés. Le premier était constitué de grèves et autres actions revendicatives massives. Le second, reposant sur les « couches moyennes », avait jeté dans la rue deux millions de manifestantEs. Ce second mouvement était politique et entièrement sous l’influence de l’aile réformatrice du régime qui a tout fait pour séparer les deux mobilisations.
Des expériences récentes porteuses d’espoir
Ces dernières années, des convergences, ont eu lieu entre les grèves ouvrières et le monde étudiant, principalement à l’initiative des étudiantEs de gauche. Leur slogan « Nous sommes les enfants des ouvriers et restons à leur côté » a souvent résonné dans les grèves et manifestations de rue des salariéEs de l’industrie, par exemple à la sucrerie de Haft-Tapeh, à l’Aciérie nationale, à Hepco (important fabricant d’engins de chantier).
En mai 2021, les salariéEs du complexe de Haft-Tapeh ont imposé la re-nationalisation de leur usine, après deux longues années de lutte et des dizaines d’arrestations et licenciements.
À l’été 2021, certains secteurs de l’industrie pétrolière ont organisé la plus grande grève de l’histoire de la République islamique avec plus de 100 000 grévistes répartis dans 15 provinces du sud de l’Iran. En quelques semaines, ce conflit revendicatif s’est transformé en grève politique.
Ces deux exemples montrent la rapidité avec laquelle peuvent évoluer des luttes menées par des salariéEs, aguerris lors des longs conflits de ces dernières années.
Cette fois-ci, la possibilité d’une convergence des luttes semble tout à fait plausible. Mais pour cela, il faudrait que les mouvements en cours se poursuivent pendant suffisamment de temps.
Behrooz Farahany
NB : la version longue de cet article est disponible sur le site de Solidarité socialiste avec les travailleurs d’Iran (SSTI) : http://www.iran-echo.com




