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Les "plans de sauvegarde de l’emploi" de nouveau orientés à la hausse
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les PSE de nouveau orientés à la hausse - Info socialRH.fr (info-socialrh.fr)
Un premier indice de retournement de conjoncture? Selon les données publiées par la Dares, la direction des statistiques du ministère du Travail, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) validés et/ou homologués augmente pour la première fois depuis le 4e trimestre 2020. Si les fluctuations en pourcentage peuvent paraître impressionnantes (+51,8 % par rapport au 1er trimestre 2022, après une baisse de 25,3 % au trimestre précédent), le nombre d’occurrences est plus réduit (85 procédures au 2e trimestre 2022). Pour autant, la hausse est bien réelle. Cette évolution se traduit par une augmentation du nombre d’entrées à Pôle emploi. Alors qu’elles avaient atteint un plus bas au 4e trimestre 2021, avec 24.338 personnes, soit moitié moins qu’au troisième trimestre 2020 (45.080), elles viennent de repartir à la hausse au 1er trimestre 2022, avec 26.121 entrées.
La situation est cependant sans comparaison avec celle qui avait suivi la crise financière de 2008, causée par les « subprimes ». Au 2e trimestre 2009, le nombre de PSE avait alors atteint 37.910 et les entrées à Pôle emploi avaient explosé pour dépasser les 80.000. Il aura fallu deux ans pour réduire de moitié ce nombre d’entrées. Ce n’est qu’au 3e trimestre 2011 que ce chiffre passe sous la barre des 44.000. En parallèle, le nombre de PSE a aussi décru, pour s’établir à 23.111 au 2e trimestre 2011. Le précédent pic de PSE couplé à des entrées massives à Pôle emploi date d’une décennie. Au 2e trimestre 2013, le nombre de PSE a atteint 31.961 unités, soit une progression de 28% en deux ans à peine. En parallèle, les entrées à Pôle emploi avaient touché, à la même période, 51.145 personnes.
L’embellie sur le marché de l’emploi est-elle sur sa fin? La conjoncture pourrait favoriser une telle hypothèse, avec une inflation toujours élevée, un approvisionnement et un niveau de consommation en énergie tributaire d’une météo de plus en plus instable et des pénuries diverses et variées. À cela s’ajoute une chute drastique de la production de crédit immobilier, indicateur clef de la bonne orientation de l’économie. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, la production de crédit a reculé de 26,8% et le nombre de prêts accordés de 27,7%.
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L’association GSC, l’assurance perte d’emploi des entrepreneurs, prévoit un nombre de défaillances d’entreprises en hausse de 70% fin 2022, en attendant 2023, qui pourrait être l’année de tous les dangers. Rencontre avec Anthony Streicher, son président (Medef).
Hausses des prix des matières premières et de l’énergie, inflation… Comment les chefs d’entreprise se portent-ils en cette fin d’année 2022?
Anthony Streicher : Ils se retrouvent pris dans une accumulation de différentes crises. Crise géopolitique, crise de l’énergie, crise des approvisionnements… Pour tenter de mesurer l’ampleur de celles-ci, nous avons choisi de revoir la publication de notre baromètre sur les défaillances d’entreprises, que nous réalisons avec le cabinet Altares. D’une publication annuelle, nous en avons fait désormais une étude semestrielle. Et le dernier en date, publié au mois d’août, révélait une hausse de 30% des défaillances d’entreprises en début d’année. Elle devrait être de 70% fin 2022, soit 40.000 à 45.000 entreprises qui auront mis la clé sous la porte au cours de l’année.
C'est moins que la moyenne annuelle des défaillances d’entreprises, qui concerne plutôt entre 50.000 et 60.000 entreprises chaque année, même hors période de crise. Comment l'expliquer?
A. S. : Oui, mais attention; ce nombre de défaillances d’entreprises moindre qu’à l’accoutumée s’expliquera par une conjonction de facteurs: une bonne fin d’année 2021 portée à la fois par une certaine forme de rattrapage de l’économie française après la séquence Covid et la poursuite du « quoi qu’il en coûte » pendant une partie de l’année dernière. Ce qui nous inquiète, c’est la perspective qui se dessine pour l’an prochain, même si à l’heure actuelle, bien malin serait celui qui pourrait prédire ce qui se passera en 2023. Les projections optimistes prévoient un nombre de faillites d’entreprises oscillant entre 50.000 et 60.000, les plus pessimistes tablent plutôt sur 100.000-150.000.
Pourquoi un tel écart ?
A. S. : Nous ne disposons pas de modèle pour prédire aujourd’hui avec précision les défaillances de demain. Les entreprises couvertes par le champ de l’association GSC sont en moyenne des structures de moins de cinq salariés réalisant un chiffre d’affaires annuel de moins de 500.000 euros. Elles se situent dans la moyenne de la typologie des entreprises françaises. Elles sont peu concernées par le remboursement des PGE, qu’elles n’ont souvent pas sollicitées, mais sont touchées au premier chef par les problèmes de recrutement, de fidélisation des salariés, d’inflation et de hausses de salaires pour faire face à cette inflation... En plus des autres problèmes dus à la conjoncture, comme la hausse des prix du chauffage, de l’électricité ou des matières premières.
L’association GSC propose justement aux chefs d’entreprise une plateforme de conseils, d’information et de formation pour les aider à faire face. Pouvez-vous en dire quelques mots?
A.S: Oui. Nous avons lancé en 2022 la plateforme Lab Media GSC. Cela fait partie de l’ADN de l’association, puisque nos activités comprennent un volet assurantiel et lié à la protection sociale des chefs d’entreprise, mais aussi un volet de formation-sensibilisation au risque entrepreneurial. Au départ, nous présentions des portraits d’entrepreneurs sur notre plateforme avant d’évoluer, récemment, vers une offre de podcasts, puis de MOOC – des cours en ligne – à destination des chefs d’entreprise. Le premier était consacré à la démarche entrepreneuriale, le deuxième est dédié à la croissance des entreprises.




