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"On est 16 danseurEs ce soir à faire grève et à ne pas monter sur scène"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Les danseurEs contemporains du Ballet de Lorraine se mobilisent pour réclamer la fin des contrats de professionnalisation et l’embauche de danseurEs.Tristan, délégué syndical du syndicat français des artistes et interprètes (CGT spectacles), et Clarisse font le point sur leur mouvement en ce jour d’appel interprofessionnel à la grève.
Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à faire grève ce jeudi 10 novembre ?
Tristan : En théorie, nous sommes 26 danseurs et danseuses permanents. En fait, depuis 2015, en raison d’un équilibre financier fragile, on tourne plutôt à 24, voire moins. Les danseurs sont la variable d’ajustement. Le Ballet de Lorraine est subventionné à 80 % par l’État, la Ville de Nancy et la région Grand-Est. Les subventions sont constantes depuis dix ans alors que les coûts augmentent. Nous sommes donc depuis plusieurs années en sous-effectif. Cet été, la région Grand-Est a annoncé vouloir retirer 10 % de nos dotations. Là, on s’est dit de façon unanime que c’était mauvais signe, même la direction. Quoique… jusqu’en octobre, elle espérait passer entre les gouttes.
Clarisse : Lors du premier rassemblement à Metz, la direction s’est montré investie. Un texte d’explication a été diffusé dans les programmes lors des premiers spectacles à l’Opéra de Nancy. La direction n’est pas contre nous, mais elle a par exemple maintenu sa collaboration avec la salle L’Autre Canal où aura lieu la représentation de ce soir en effectif réduit avec 7 danseurs. Elle est entre deux.
Quelles sont vos revendications ?
Tristan : On constate qu’en France il y a de moins en moins d’emplois dans la danse. On est de plus en plus de de danseurEs mais on travaille de moins en moins, et il y a de moins en moins d’emplois permanents. Les contrats de professionnalisation (moins bien payés) augmentent, alors que ces danseurEs font le même travail que nous. Cela ampute leur début de carrière (qui est déjà courte). Comme ils ne cotisent pas de la même manière, ils n’ont de plus pas le droit au régime des intermittents. En un mot, on demande la fin des contrats de professionnalisation et l’embauche de danseurEs.
Est-ce qu’on peut dire que ce mouvement de grève représente une petite révolution ?
Tristan : On est 16 danseurEs ce soir (sur 23) à faire grève et à ne pas monter sur scène. C’est historique ! Le 27 octobre, on était une quinzaine à être en grève lors de la répétition. Il y a aussi un regain de syndicalisation. On a 17 adhérentEs au syndicat français des artistes et interprètes (affilié à la CGT spectacles). Il n’y a jamais eu autant de danseurEs syndiqués depuis que le syndicalisme existe. Les 32 danseurEs du Ballet du Rhin à Mulhouse se sont toutes et tous syndiqués cet été, ainsi que la trentaine de danseurEs de l’Opéra de Lyon.
Quelles sont les perspectives ?
Tristan : On a reçu finalement une fin de non-recevoir de la direction sur nos revendications. L’action du 10 s’est dirigée vers la population, mais on ne lâche pas, on va continuer à porter nos revendications. Cette grève a été formatrice. On a été nombreux à s’impliquer, ce qui permet d’espérer plus d’auto-organisation.
Clarisse : C’était la première fois qu’on essayait de faire une action, on a observé comment on pouvait mieux fonctionner à l’avenir. On a découvert qu’on avait besoin de partager des choses, d’échanger.
Propos recueillis par Fabienne Dolet




