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Le gouvernement britannique annonce une loi anti-grève historique face aux mobilisations
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Jeudi, le gouvernement britannique a annoncé de nouvelles lois anti-grèves avec l'instauration d'un « service minimum ». Face à une succession de grèves inédites sur fond d'une crise économique qui ne cesse de s'approfondir, le gouvernement déclenche une offensive historique contre le droit de grève.

Face à une inflation qui approche les 11 % sur l’année 2022, les travailleurs britanniques se mobilisent pour défendre des augmentations de salaire avec une succession de grèves inédites depuis l’été dernier. Des mobilisations qui se sont intensifiées ces derniers mois, notamment avec l’entrée en grève du secteur de la santé illustrée par la première grève de l’histoire du personnel hospitaliers britannique.
C’est dans ce contexte que le Premier ministre, Rishi Sunak, a annoncé jeudi de nouvelles lois anti-grève ciblant directement les secteurs à l’initiative des grandes grèves actuelles. Ainsi, entre autres, les travailleurs des transports, de l’éducation, de la santé, les pompiers et du démantèlement nucléaire devraient se voir imposer un « service minimum ». Si ce dernier n’est pas assuré, les grèves pourraient être définies comme illégales, donnant ainsi la possibilité au patronat de licencier les salariés et de poursuivre en justice les syndicats.
Ainsi, l’application d’un « service minimum » consiste à obliger des salariés à travailler pendant une grève, ce qui revient tout simplement à supprimer le droit de grève. Ce serait un outil dévastateur qui permettrait au gouvernement et au patronat britannique d’écraser toute résistance en s’assurant que les grèves ne puissent pas instaurer un véritable rapport de force par l’arrêt total du travail.
C’est donc une attaque frontale contre les droits démocratiques des travailleurs que le gouvernement de Rishi Sunak s’apprête à présenter « dans les semaines à venir » au Parlement. Après avoir fait appel à plus de 1200 militaires pour casser la grève des ambulanciers pendant les fêtes de Noël, le gouvernement conservateur montre une nouvelle fois qu’il est prêt à tout plutôt que de céder aux revendications légitimes des grévistes.
De plus, le droit de grève est déjà très restreint au Royaume Uni. De nombreuses lois anti-syndicales obligent, par exemple, les syndicats à faire des référendums qui obtiennent une majorité de vote positif pour pouvoir déposer un préavis de grève en toute légalité. Cela contraint à prévenir très à l’avance de toute action de grève, faisant ainsi perdre toute forme spontanée à la grève. Si cet arsenal anti-grève déjà à disposition du gouvernement et du patronat permet de limiter fortement l’action des travailleurs, la possibilité de l’introduction d’un « service minimum » marquerait une attaque sans précédent contre le droit de grève.
Face à cette menace que brandit Rishi Sunak, l’urgence est à construire une riposte en conséquence. Pour construire un rapport de force à la hauteur, cela va passer par une mobilisation d’ensemble, à rebours des logiques corporatistes auxquelles s’accrochent actuellement les directions syndicales britanniques. Seul un appel à la grève générale reconductible pourrait faire reculer le gouvernement dans son offensive autoritaire et pourrait permettre aux travailleurs britanniques d’obtenir de réelles avancées concernant les salaires.




