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Non, le logement social ne doit pas financer le nucléaire.
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Non, le logement social ne doit pas financer le nucléaire. | Le Club (mediapart.fr)

Financer le nuclaire par le Livret A au détriment du logement social est un projet inacceptable
Selon les Echos de ce 9 février, « Le Livret A en lice pour financer les nouveaux réacteurs nucléaires en France. Le gouvernement travaille sur la mobilisation de l'épargne des Français pour financer la construction des six réacteurs de type EPR2 voulus par Emmanuel Macron ».
Passons sur le ridicule de ce titre, le Livret A n’a rien demandé ; il n’est pas en lice pour quoi que ce soit.
Passons sur la thèse absurde au point de vue économique qu’il faudrait « mobiliser l’épargne, ». Nous savons depuis Keynes qu’il n’est pas besoin d’épargne préalable pour investir. L’investissement crée son épargner. Le gouvernement n’a qu’à faire les dépenses d’investissements nécessaires, la production sera augmentée et, ex post, l’épargne des ménages financera l’investissement, en étant investi dans les banques, dans les caisses d’épargne ou en titres.
Non, le scandale c’est que les fonds à bon marché issus de la collecte du livret A ne seraient plus disponible pour financer le logement, social, les équipements collectifs ou les travaux d’économie d’énergie (rénovation des logements, transports collectifs, rénovation urbaine).
Privés de cette source de financement, les promoteurs de ces projets (les sociétés d’HLM, les collectivités locales) devront avoir recours à des financements plus couteux et pour une grande partie abandonner leurs projets.
Certes, c’est une priorité pour la France d’investir massivement dans l’énergie non-carboné (les EnR ou le nucléaire, c’est un autre débat). Mais, cela ne doit pas se faire au détriment de deux autres priorités, le logement social et les économies d’énergie. Il existe d’autres sources de financement : réorienter les projets d’investissements des grands groupes, qui sont, soit inutiles, soit souvent nuisibles à l’environnement ; imposer aux banques de financer à des taux réduits ces trois secteurs prioritaires.




