Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- La situation économique au Brésil (Michael Roberts) (24/10)
- Le premier ministre a préparé la coupure des réseaux sociaux pour le 24 octobre (24/10)
- Communiqué de presse de la CGT le 24 octobre au soir (24/10)
- Sondage Ipsos : Mélenchon progresse de 2 points (24/10)
- Un tour de France du 17 octobre (24/10)
- À propos du 17 octobre (24/10)
- Mélenchon à la manif parisienne du 24 octobre (24/10)
- BLAST AVEC LA RUE CONTRE LA RÉPRESSION (23/10)
- Tribune d’économistes en soutien au contre-budget de LFI (23/10)
- Présidentielle: une dynamique Mélenchon chez Les Écologistes au risque de fracturer le parti? (23/10)
- État espagnol : la gauche radicale face à l’échec du « progressisme » et la nouvelle vague de mobilisations (23/10)
- Conquérir l’État ? Extrait du livre "L’État et la révolution citoyenne" (23/10)
- David Guiraud donne une correction à Bruno Retailleau (23/10)
- Manu Bompard ce mercredi (22/10)
- Clémence Guetté ce mercredi (22/10)
- 20h de France 2 du 18 octobre : Sous les pavés, la propagande ! (22/10)
- L’ÉLYSÉE NE RIGOLE PLUS ! L’humour banni de l’audiovisuel public ? (22/10)
- Lettre ouverte d’avocats demandant la mise en place du dispositif "défenses massives" (21/10)
- Ritchy Thibault incarcéré : la République française aurait-elle oublié son histoire ? (20/10)
- Manuel Bompard face aux Grandes Gueules (20/10)
- Isabelle Saporta virée de l’antenne de LCI parce qu’elle a critiqué une macroniste ! (20/10)
- "La grande matinale" de France Inter : les interviews défigurent les mobilisations lycéennes (20/10)
- CFDT France Télé - Édition spéciale sur France 2 : Tout feu, tout flamme (20/10)
- L’insurrection du 17 octobre à Paris (20/10)
- Tentative de mise en scène d’une arrestation du député Raphaël Arnault (20/10)
Liens
Au Chili, l’extrême droite obtient la majorité pour rédiger une nouvelle Constitution
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Au Chili, l'extrême droite obtient la majorité pour rédiger une nouvelle Constitution (rfi.fr)
Le Chili a opéré un virage à droite, dimanche, lors de l’élection pour choisir les 50 personnes qui rédigeront une nouvelle Constitution afin de remplacer l’actuelle issue de la dictature. Un triomphe pour l’opposition qui a réussi à séduire l’électorat en promettant « ordre et stabilité » dans un contexte de crise sécuritaire et migratoire au Chili.
L’extrême droite est arrivée en tête du scrutin de dimanche qui devait permettre d'élire les 50 personnes chargées de rédiger une nouvelle Constitution pour le Chili. Elle totalise 35% des voix, suivie de la coalition présidentielle de gauche qui remporte 28% des votes et de la droite traditionnelle qui arrive en troisième position à 21%.
L’histoire se répète donc mais dans le sens inverse, explique notre correspondante à Santiago du Chili, Naïla Derroisné. Lors du premier processus constitutionnel, la gauche et les indépendants étaient majoritaires. Cette fois, c'est la droite qui obtient une majorité de sièges au sein du Conseil constitutionnel. Et le grand vainqueur, c'est le Parti républicain, d’extrême droite, avec 22 élus. Ce même parti qui ne cache pas son admiration pour le dictateur Augusto Pinochet et qui n’a d’ailleurs jamais souhaité changer de Constitution.
Pas de droit de veto pour la gauche
Ironie de l’histoire, c’est aujourd’hui lui qui va mener le bal pour ce nouveau processus et avec l’appui de la droite traditionnelle, ils pourront rédiger un texte à leur convenance, sans nécessité de trouver de compromis avec le camp d’en face. Il est donc fort probable que la nouvelle Constitution soit très similaire à l’actuelle, voire encore plus conservatrice sur certains aspects. « Nous avons toujours voulu ce qu'il y a de mieux pour le Chili et c'est pourquoi nous n'avons jamais voulu d'un processus constitutionnel, a réagi Luis Silva, élu membre de la Constituante pour le Parti républicain. Nous avons voulu participer à ce processus parce que nous sommes convaincus qu'il sera meilleur avec nous présents qu'avec nous absents et, en ce sens, nous allons coopérer pour qu'il en résulte le meilleur produit possible. »
La première proposition de Constitution, rejetée par un référendum en septembre 2022, devait instaurer de nouveaux droits sociaux, notamment en matière d'éducation, de santé ou de logement, reconnaître des droits aux peuples autochtones ou encore le droit à l'avortement.
Et la gauche n’aura pas son mot à dire puisqu’elle n’a pas décroché suffisamment de sièges pour faire jouer son droit de veto. Il lui sera également quasiment impossible de faire voter son agenda pour un État providence, pourtant l’une des fortes revendications de la population au moment de la crise sociale.
Référendum le 17 décembre
Malgré ces résultats, le président Gabriel Boric a tenté de rester positif : « À mon avis, un des points les plus pertinents, au-delà bien sûr de la montée inédite du Parti républicain, c’est qu’il y a une majorité diverse de Chiliens et Chiliennes qui se sont engagés publiquement pour bâtir une nouvelle Constitution pour notre pays et qui ont élu des conseillers et conseillères qui se sont manifestés publiquement en faveur d’une nouvelle Constitution pour le Chili », a-t-il souligné.
Le Conseil constitutionnel dispose de cinq mois pour rédiger sa proposition de nouvelle Constitution. Il recevra un avant-projet rédigé par un comité d'experts auquel il devra apporter des ajustements et amendements. Le texte comprend douze principes essentiels qui ne pourront néanmoins pas être modifiés, comme le fait que le Chili est une économie de marché. Il sera ensuite soumis à un référendum en fin d’année, le 17 décembre.




