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Gabon: la fin d’une dynastie
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Gabon : la fin d’une dynastie | L’Anticapitaliste (lanticapitaliste.org)
En mettant fin au pouvoir de Bongo, l’armée tente de pérenniser le système mais c’est sans compter la volonté populaire d’un véritable changement dans le pays.

Quelques heures après l’annonce de la victoire électorale d’Ali Bongo, le général Brice Oligui Nguema, chef de la garde présidentielle, annonce la prise du pouvoir par l’armée et dénonce un scrutin truqué. Il s’intronise une semaine plus tard président de la transition.
Une page se tourne
Ce coup d’État ne semble faire que des heureux. Les populations sont descendues dans la rue pour exprimer joie et soulagement. Les principaux partis de l’opposition sont eux aussi satisfaits de ce coup de force et même le secrétaire général adjoint Luc Oyoubi du Parti démocratique gabonais de Bongo déclare : « Nous savions bien que le changement devait arriver ». Il assure de sa disponibilité pour participer à la transition. Il se félicite que les conseillers de Bongo soient en prison. Lors de leur arrestation à domicile, des vidéos les ont montrés devant des valises remplies de liasses de billets.
Cet état de grâce se nourrit aussi des premières mesures prises par les généraux : le limogeage de Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle, belle-mère d’Ali Bongo et surnommée « La Tour de Pise » pour ses décisions toujours en faveur du pouvoir ; la libération de Jean-Rémy Yama, syndicaliste de la principale coalition syndicale Dynamique unitaire ; la rencontre avec la plateforme de l’opposition Alternance 2023 ; la nomination comme chef de gouvernement de Raymond Ndong Sima connu comme opposant.
Nouvelles figures pour ancienne politique
Ce coup d’État ne se produit pas parce qu’Ali Bongo a fraudé aux élections. Il avait fait de même en 2009 et en 2016. À l’époque des protestations avaient eu lieu et l’armée les avait férocement réprimées. Le coup de force de Nguema s’inscrit dans la division de l’élite dirigeante. L’accident vasculaire cérébral de 2018 a laissé Ali Bongo fortement diminué. Pendant des mois le pouvoir a été assuré par sa femme et son entourage. La montée en puissance de son fils Noureddin Bongo Valentin, préparé à remplacer son père, n’était nullement du goût de l’aile historique des Bongo représentée par la sœur Pascaline.
Les militaires vont-ils s’éterniser au pouvoir ? Peut être pas. Dans la charte de transition, il est indiqué que les membres et le chef du gouvernement ainsi que les présidents de l’Assemblée et du Sénat ne pourront pas se présenter aux prochaines élections présidentielles, mais il n’est fait mention nulle part du président de la transition. Des élections rapides sans véritable candidat contre Nguema pourraient être une option du rétablissement constitutionnel en laissant le système intact pour le plus grand bonheur des intérêts français, qu’ils soient économiques ou militaires.
Cependant rien n’est figé, et la fin de la dynastie Bongo pourrait augurer un autre changement bien plus profond sous l’effet de mobilisations populaires.




