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Chypre: Comment la première ponction sur les épargnants a été négociée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Qui a réclamé la taxation des dépôts bancaires ? Hier matin, le ministre des Finances d'Allemagne Wolfgang Schäuble, ou le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, déclaraient que le gouvernement chypriote était libre de changer l'équilibre du prélèvement sur les dépôts bancaires, et pouvait choisir d'exonérer les petits comptes pour taxer plus lourdement les gros, à condition que cela rapporte la somme prévue de 5,8 milliards d'euros.
A vrai dire, c'est à peu près la seule marge de manoeuvre qu'ils ont laissé au président Nicos Anastasiades au cours de la négociation dans la nuit de vendredi à samedi. Par deux fois, le président, Nicos Anstasiades a menacé de quitter la table des négociations cette nuit pour protester contre les efforts réclamés.
Mais la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, est restée imperturbable, sur le mode : c'est 10 milliards, à prendre ou à laisser. Comme le souligne un négociateur, cela représente quand même 55 % du PIB du pays, soit proportionnellement le plus grand plan de sauvetage jamais accordé par l'Eurozone.
Ensuite, l'équation était sans appel. Puisque les banques chypriotes ont besoin de 10 milliards pour couvrir leurs pertes, et l'Etat de 7 milliards pour fonctionner normalement pendant trois ans, il fallait trouver les 7 milliards manquants. Après avoir décidé de mettre à contribution les actionnaires et les détenteurs de créances junior des principales banques en perte, l'Eurogroupe parvenait à un total de 1,4 milliard d'euros maximum. Il n'y avait plus qu'une solution : « Octroyer un prêt massif qui aurait plombé l'économie pour longtemps et qui aurait reposé sur les seuls contribuables chypriotes ou mettre en jeu les non-résidents qui ont construit la bulle financière chypriote », explique-t-on au sein de l'équipe des négociateurs. A l'origine, le FMI plaidait pour mettre à contribution les seuls comptes supérieurs à 100.000 euros. et seulement des deux grandes banques du pays. Une sorte de mise en faillite classique. La Commission européenne a plaidé que cela risquait de mettre en difficulté les PME de l'île, qui avaient mis de côté de la trésorerie, et que c'était trop risqué pour l'économie du pays.
Trouver la meilleure solution
D'où le repli sur la mise à contribution des déposants. Nicos Anastasiades n'avait plus qu'à dire oui à une taxe sur les dépôts. Vers 3 heures du matin, le président de la BCE lui aurait d'ailleurs directement expliqué la situation, en lui rappelant que les banques chypriotes étaient sous perfusion pour obtenir des liquidités de la BCE et qu'il pouvait débrancher le fil à tout moment.
C'est ensuite que les versions changent. Face à une équation simple : lever 5,8 milliards sur 70 milliards de dépôts, les négociateurs européens affirment que c'est le président chypriote qui a préféré ne pas se contenter de puiser dans les comptes supérieurs à 100.000 euros de peur d'annihiler toutes les chances de survie de la place financière chypriote. Ce serait donc lui qui aurait plaidé pour un taux inférieur à 10 % pour les gros comptes, ce qui impliquait de facto un taux de 6,75 % sur les autres pour parvenir au montant voulu. « Les grands déposants sont russes et leur pouvoir de nuisance peut effrayer le gouvernement chypriote, qui leur doit déjà 2,5 milliards », rappelle un observateur. Le président Nicos Anastasiades a de son côté prétendu que c'étaient les membres de la troïka qui lui avaient conseillé de rester dans des taux inférieurs à 10 %.
Hier soir, l'Eurogroupe et le gouvernement chypriote devaient se consulter pour trouver la meilleure solution.




