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Grèce : le nouveau ministre de la Santé issu de l’extrême droite
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Selon la liste du nouveau gouvernement, les socialistes du Pasok renforcent leur présence avec un quart des portefeuilles, dont quatre ministères au lieu de deux dans le précédent gouvernement, qui a duré tout juste un an.
Le remaniement fait suite au départ la semaine dernière du parti de gauche démocratique Dimar qui s’est retiré de la coalition à la suite d’une crise provoquée par la décision de M. Samaras de fermer la radiotélévision publique ERT qui supprime 2.700 emplois.
Au portefeuille clé des Finances, chargé de piloter les négociations avec la troika des financiers de la Grèce et de lancer les grandes réformes du pays, Yannis Stournaras reste avec toute son équipe.
Ancien ministre des Finances et artisan de la restructuration de la dette grecque en mars 2012 dans le gouvernement de Lucas Papademos, M. Vénizélos, 56 ans, est un juriste, cadre du Pasok depuis la fin des années 80, ayant assuré plusieurs portefeuilles ministériels dans des gouvernements successifs socialistes dans les années 90 et 2000.
Il a été élu président du Pasok en mars 2012 après la démission de son prédécesseur Georges Papandréou emporté par la crise de la dette.
Le nouveau gouvernement de M. Samaras est marqué par le retour de deux autres ministres socialistes, Michalis Chryssohoïdes au portefeuille des Infrastructures et des Réseaux de Transports, et Yannis Maniatis au ministère de l’Environnement et de l’Energie. Tous les deux sont de vieux cadres du Pasok, qui ont déjà assumé des postes ministériels. M. Chrissohoïdes est crédité d’avoir, lorsqu’il était à la tête de la police, gagné la bataille contre le terrorisme, par la suite, lorsqu’il était au développement, il a surtout brillé pour avoir déclaré qu’il n’avait pas lu le mémorandum liant le pays avec ses créanciers.
Le ministère du Développement agricole reste à un socialiste .
Aux ministères de la Justice et de la Réforme de l’administration, qui étaient avant attribués au Dimar, sont nommés Haralambos Athanassiou et Kyriakos Mitsotakis, fils de l’ex Premier ministre Costas Mitsotakis, tous les deux cadres de la droite de la Nouvelle Démocratie.
Le remaniement de M. Samaras est aussi marqué par le retour d’Adonis Georgiadis, ex cadre du parti d’extrême droite Laos jusqu’à 2009 avant de passer à la droite, qui est nommé ministre de la Santé.
Il s’agit du premier remaniement du gouvernement de coalition depuis sa formation, après les législatives de juin 2012.
Le nouveau gouvernement compte 41 ministres et secrétaires d’Etat, dont un quart sont des socialistes.
La prestation de serment du nouveau exécutif aura lieu lundi en mi-journée.
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Dès sa première visite ministérielle, vendredi à Mytilène, ville située sur l’île grecque de Lesbos, en mer Egée, le secrétaire d’Etat grec à la marine marchande, Adonis Georgiadis, a été conspué par une cinquantaine de militants de gauche. Les projectiles et les slogans accusateurs ont fusé contre le politicien, contraint de quitter précipitamment les lieux sous escorte policière. Personnage à la réputation sulfureuse, Adonis Georgiadis est membre du parti d’extrême droite Laos, dont il fut le porte-parole. Un parti raciste, antisémite, homophobe et nationaliste qui a envoyé, pour la première fois depuis le retour de la démocratie à Athènes en 1974, quatre de ses cadres au nouveau gouvernement de coalition, formé le 11 novembre. Habitué aux controverses, Adonis Georgiadis s’était distingué, en 2006, en coéditant un brûlot antijuif faisant l’apologie d’Adolf Hitler.




