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Les sages-femmes en grève, campent devant France télévisions
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Metro) PARIS - Les sages-femmes sont en grève illimitée dans toute la France depuis le 16 octobre et organisent des rassemblements dans tout le pays ce samedi. Une action est menée devant le siège de France télévisions.
Puisque personne ne parle de nous, allons les chercher. C'est en substance le message que souhaitent passer les sages-femmes qui ont décidé, ce samedi, de camper devant les locaux de France Télévisions (Paris 15e). En grève illimitée dans toute la France depuis le 16 octobre, elles dénoncent notamment l'absence de traitement médiatique de leurs revendications et organisent des rassemblements un peu partout dans le pays ce 26 octobre.
"Alors que dans la plupart des maternités de France les sages-femmes font grève, avec parfois jusqu'à 100% de grévistes, aucun mot ne paraît dans les médias à ce sujet. Je m'interroge vraiment sur les raisons de ce silence. Pourquoi notre profession est-elle à ce point méprisée, méconnue, et non reconnue?", s'interroge une internaute dans le forum de France 2.
24 000 euros de rémunération par an et une assurance à 19 000 euros
Depuis le 16 octobre en effet, à l'appel de plusieurs syndicats, un vaste mouvement de grève touche cette profession. Au cœur des revendications, une réforme des statuts demandée à de multiples reprises. Actuellement, le cursus des sages-femmes débute par l'obtention du Paces (Première année commune aux études de santé, dont le taux d'échec est supérieur à 70%) et se poursuit jusqu'à la validation d'un bac+5. Mais malgré ces qualifications, c'est la seule profession médicale à être classée en tant que paramédicale à l'hôpital. Face cette situation jugée "scandaleuse", elles revendiquent l'acquisition du statut de praticien hospitalier, qui permettrait d'être reconnues pleinement comme profession médicale et d'être mieux rémunérées.
La profession pointe notamment du doigt le coût des assurances obligatoires. "Une sage-femme gagne en moyenne 24.000 euros par an, les assureurs lui en demandent entre 19 000 et 25 000 pour couvrir l’accouchement à domicile programmé. Or cette assurance est obligatoire depuis 2002", explique le HuffPost ce samedi. Les différents syndicats dénoncent également l'absence de mention des sages-femmes dans la loi de santé publique de 2014.
Au-delà de Paris, la mobilisation est très suivie en province. Selon les chiffres de l'ONSSF, près de 70% des maternités sont touchées dans toute la France. Les sages-femmes ont fait valoir un droit de grève illimité, sans gêner le bon fonctionnement des maternités. Réquisitionnées, elles assurent tout de même le service pour les accouchements mais n'effectuent plus le suivi des grossesses.




