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    Note d'ambiance à Quimper

    Bretagne2013

    Brève publiée le 3 novembre 2013

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/manifestation-la-solidarite-avant-t...

    Hier, dans les rangs denses et hétérocites de la manifestation quimpéroise, ils sont venus de Rennes, Baud, Tréméoc, Poullaouen, Fouesnant, Rosporden, etc. Avec un point souvent commun : afficher leur solidarité avec ces salariés bretons dans la peine.

    Anne-Sophie (16 ans), de Tréméoc. « Je suis venue en famille avec mon frère et ma maman pour soutenir tous les bonnets rouges, par solidarité. Nous avons des amis touchés par la crise, les licenciements. On se sent concernés. Plus on est nombreux pour la Bretagne, mieux c'est ! » 
    Stéphane (41 ans), de Poullaouen. « Je suis venu pour défendre l'emploi. Je tiens une épicerie. Je me sens directement concerné par la fermeture de l'usine de Marine Harvest. Il faut arrêter de taxer la société. Il faut être solidaire entre nous. Et se serrer les coudes pour maintenir l'emploi en Centre-Bretagne et en Bretagne en général. J'ai fermé mon épicerie cet après-midi. C'était difficile mais je voulais être là. » 
    Jean-Baptiste (48 ans), de Fouesnant. « Je travaille à Quimper dans le médico-social, où il n'y a pas de crise. Si je suis là, c'est pour soutenir ces gens qui ont investi beaucoup de temps et d'argent pour construire leur vie ici. Et tout à coup, tout s'écroule. Je viens les aider à affronter les problèmes, par solidarité. J'ai de la chance, il ne faut pas avoir d'oeillères. » 
    Marie-Annick (46 ans), de Baud. « On avait deux solutions : Saint-Allouestre, proche de chez nous ou Quimper. On a décidé de venir ici parce que pour nous c'était le symbole de l'unité et de la solidarité. C'est important d'être solidaire avec tous ces salariés dont les usines ferment ou suppriment des emplois. Mon mari et moi sommes plus ou moins dans la filière agroalimentaire. Il ne faut pas laisser les Bretons sur le carreau. C'est vrai plus généralement en France, d'ailleurs. » 
    Catherine (50 ans), du Pays bigouden. « Je suis là à cause d'un ras-le-bol politique, de tout. Et puis le travail s'éloigne de plus en plus, j'ai des enfants qui ont besoin de rester au pays. Je suis lorraine d'origine. J'ai connu la crise de la sidérurgie. Là-bas, j'avais accroché à mon coeur un chiffon rouge. Aujourd'hui, trente ans après, je porte un bonnet rouge, pour la Bretagne. » 
    Marie-France (58 ans), de Rennes. « Je suis une retraitée du service hospitalier avec un salaire moyen. Quand je vois que les jeunes n'ont pas de travail, qu'on ferme des entreprises et que le gouvernement ne s'occupe pas de nous, ça me révolte. Il est temps de réagir ! Il y aura bientôt des élections. Je vois que Marine Le Pen est dans la bouche de tout le monde. Je suis fatiguée de ça ! » 
    Alexandre (25 ans), de Rosporden. « On a une usine Boutet-Nicolas qui va fermer. Je n'y suis pas salarié, mais on est venu pour les soutenir ainsi que tous les autres qui perdent leur emploi. Ces familles-là se retrouvent dans la merde du jour au lendemain. Elles ont besoin de sentir qu'on est là. » 
    Dimitri et Lolita (26 ans), de Rosporden. « On est là pour apporter un soutien à tous les agriculteurs. On est là pour notre avenir, celui de nos enfants, de l'économie bretonne, pour épauler des gens qui travaillent autour de nous et qui sont dans la peine. Beaucoup en Bretagne, en France ont du mal à boucler les fins de mois. Il faut se bouger contre cela. Il n'y a que cette manière pour le gouvernement entende qu'il faut arrêter de taxer tout le temps et partout. » 
    Rens (60 ans). « Je suis là car il y a de plus en plus de pression sur l'emploi, surtout en Bretagne. À force de perdre des emplois, que vont devenir les gens ? La Bretagne va devenir une réserve. Le fait de sortir les bonnets rouges, ça fera peut-être réfléchir les politiques ! Et puis la culture n'est pas reconnue : le breton, on ne peut pas le parler comme on veut. Un ras-le-bol du jacobinisme et de l'État central. On vit ici en Bretagne ce que j'ai vécu en Alsace dont je suis originaire ».