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Le point sur la mobilisation lycéenne
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(afp) L’affaire Leonarda a donné lieu mardi à de nouvelles manifestations dans plusieurs villes et des perturbations dans quelques lycées, mais la mobilisation pour réclamer l’arrêt des expulsions de jeunes étrangers scolarisés semblait s’essouffler.
En début d’après-midi, environ un millier de manifestants ont défilé à Paris à l’appel des syndicats lycéens Fidl et UNL et du syndicat étudiant Unef, sous la pluie et une forte escorte policière, a constaté un journaliste de l’AFP.
Lucas Ravaud, du mouvement interlycéen indépendant, un collectif informel, a évoqué la présence de 1.000 à 2.000 personnes. «C’est pas énorme, mais il y a des raisons: répression des proviseurs, bac de sport, inscription au bac...», a-t-il avancé.
Les manifestations organisées avant les vacances de la Toussaint avaient mobilisé plusieurs milliers de jeunes.
«On manifeste pour demander la régularisation de tous les élèves sans papiers qui suivent un cursus scolaire, il n’y a pas que Leonarda et Khatchik», dont l’expulsion a déclenché le mouvement, a expliqué Lucas Ravaud.
Leonarda Dibrani, 15 ans, a été expulsée le 9 octobre du Doubs vers le Kosovo après avoir été interpellée par la police lors d’une sortie scolaire. Khatchik Kachatryan, 19 ans, lycéen à Paris, a lui été expulsé le 12 octobre vers l’Arménie.
Des manifestants arboraient un autocollant rouge en forme de coeur «L’humain d’abord», slogan du Front de gauche, tandis que les jeunes scandaient «1ère, 2e, 3e génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés».
«Aujourd’hui, c’était une préparation avant la grande manif' de jeudi. On attend que la province se mobilise», a indiqué à l’AFP Juliette Chilowicz, secrétaire générale de la Fidl. «On a déjà gagné car on a remis sur la table un sujet qui n’avait pas été abordé depuis l’élection de François Hollande», a-t-elle estimé. «On compte continuer sous d’autres formes pendant des mois (pétitions, campagnes, etc.).»
Selon le rectorat de Paris, 18 lycées - sur une centaine - ont été «perturbés». La Fidl a recensé 30 lycées «lourdement perturbés» dans la capitale.
«On ira jusqu’au bout»
A l’entrée du lycée Turgot, des élèves scandent «Non aux expulsions» ou «On veut quoi? Le changement maintenant», allusion au slogan de campagne de François Hollande. Anna milite pour «permettre aux enfants qui ont commencé une scolarité de la terminer en France et d’être régularisés».
Devant le lycée Hélène Boucher, la pluie disperse les jeunes. «Il y a des causes qui méritent sacrifice mais il ne faut pas que ça dure», dit l’un d’eux.
Tout près, devant Maurice-Ravel, deux jeunes s’affrontent: «C’est le blocus de trop», dénonce Marylène. «On ira jusqu’au bout», répond Elsa, une Irlandaise. «Si je n’étais pas Européenne, on m’aurait expulsée aussi!»
En province, les mouvements étaient rares.
A Lille, plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre les expulsions de lycéens mais aussi en soutien aux Roms hébergés à la Bourse du travail depuis leur expulsion d’un campement à Villeneuve d’Ascq (Nord).
Selon l’UNL, environ 1.500 élèves ont participé au blocus de plusieurs lycées et 500 ont manifesté à Lille, Dunkerque ou Douai.
Une cinquantaine de lycéens se sont rassemblés devant la préfecture à Grenoble et autant à Lyon.
De petits rassemblements se sont tenus devant trois lycées de l’agglomération de Rouen.
A Nancy, entre 150 et 200 lycéens ont battu le pavé pour «s’opposer à toutes les expulsions des élèves en cours de scolarisation, y compris leurs familles», selon l’UNL.
En revanche, tout semblait calme en Franche-Comté, région d’accueil de Leonarda.
Quatre établissements ont connu des perturbations à Gardanne et Marseille. A Mende, environ 150 lycéens ont répondu à un appel à la grève dans deux lycées, selon la police.
Des manifestations étaient aussi annoncées à Strasbourg, Metz, Reims ou Bordeaux.
Lundi, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, avait appelé les jeunes à éviter de recourir à «la violence et au blocus», affirmant que «leur émotion légitime» avait été «entendue» avec une circulaire permettant de «sanctuariser l’école et le périscolaire».
Reste que les manifestants jugent nécessaire de «changer» la loi elle-même, qu’ils perçoivent comme «injuste», rejetant les concessions faites le 19 octobre par le chef de l’Etat. Celui-ci avait proposé à la collégienne rom kosovare de revenir étudier en France mais sans sa famille.




