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Un collectif ivoirien dénonce le sort des anciens militants pro-Gbagbo
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Lors d'un sit-in organisé à la mi-décembre devant le palais de justice d'Abidjan, ces épouses ont demandé sans beaucoup d'illusions la libération de leurs « hommes », en espérant au moins obtenir de meilleures conditions de détention. « La prison de Séguéla, c'est n'importe quoi, s'emporte Espérance, dont le mari est incarcéré à quelque 500 km d'Abidjan, où elle réside. Il est dans une cellule surpeuplée alors qu'il fait tellement chaud ! Il n'y a ni eau ni électricité. »
Cette mère de huit enfants doit emprunter de l'argent pour rendre visite à son mari, qui assurait les revenus du foyer, comme la plupart des hommes actuellement détenus. Des voyages indispensables, ne serait-ce que pour apporter de la nourriture : dans les prisons ivoiriennes, on ne mange qu'une fois par jour, et rarement à sa faim.
INERTIE DES PROCÉDURES JUDICIAIRES
Les carences dues à cette malnutrition ont favorisé la réapparition du béribéri, une maladie qui provoque des troubles du système nerveux. Plusieurs cas de tuberculose sont aussi signalés, mais les associations qui ont accès aux centres pénitentiaires assurent qu'ils sont pris en charge, même si cela demande parfois du temps.
L'inertie touche aussi les procédures judiciaires. « Certaines personnes détenues depuis plus d'un an n'ont toujours pas vu de juge d'instruction, déplore Eugène Nindorera, chef de la division droits de l'homme à l'Onuci, la mission de l'ONU enCôte d'Ivoire. Pour l'infraction d'atteinte à la sûreté de l'Etat, on joue aussi avec la garde à vue : en invoquant une loi qui n'existe plus, la DST pousse le délai jusqu'àsoixante jours, et va même au-delà dans certains cas. »
Le plus grand mystère entoure les locaux de la DST, qui a vu transiter les prisonniers les plus connus de l'ère Gbagbo. Charles Blé Goudé, l'ancien « ministre de la rue » dirigeant des mouvements de jeunes fidèles à l'ancien président, est passé par ces geôles. Détenu dans un lieu secret, il se plaint de ne pas avoir accès à ses avocats ou à sa famille.
CAS DE TORTURE ET DE DÉTENTIONS ARBITRAIRES
Doudou Diène, expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, s'est aussi ému de cas de torture et de détentions arbitraires après la répression des attaques de sites des forces de sécurité ivoiriennes en 2012, considérées comme des tentatives de déstabilisation lancées par des nostalgiques de l'ancien régime.
Ces exactions ont été commises dans des camps militaires aux mains de chefs de l'ancienne rébellion qui ont combattu pour porter au pouvoir Alassane Ouattara, l'actuel président ivoirien, lors de la crise postélectorale de 2010-2011. Alors qu'ils sont accusés de nombreux crimes par les ONG de défense des droits de l'homme, ces anciens seigneurs de guerre ont été promus au sortir de la crise.
A Korhogo, dans l'extrême nord du pays, des civils et des militaires sont détenus dans le camp de Martin Kouakou Fofié, qui fait l'objet de sanctions de la part des Nations unies depuis 2004, pour recrutement d'enfants soldats notamment.
Cette impunité mine la réconciliation, d'après Amnesty International, qui regrette cette « loi des vainqueurs » dans son dernier rapport : jusqu'à présent, seuls des proches de l'ancien président sont poursuivis pour des crimes commis pendant la crise postélectorale.




