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Continental : coup de colère à Sarreguemines

lutte-de-classe

Brève publiée le 6 avril 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

(Lutte ouvrière) Coup sur coup, le 7 mars puis deux semaines plus tard, des ouvriers de l'usine Continental-Sarreguemines en Moselle, ont spontanément, sans aucune consigne syndicale, arrêté le travail contre la politique de ce géant industriel.

Le 7 mars, la vingtaine d'ouvriers de l'atelier de vulcanisation en équipe VSD (week-end) s'est mise en grève en apprenant que l'un de leurs camarades, depuis dix-huit mois en intérim, allait être embauché en CDI, mais pas en CDI Continental comme cela lui avait été promis. Dix-neuf autres salariés faisant le même travail, dans le même atelier, sur les mêmes machines, sont eux en CDI Continental.

Cette pratique, qualifiée de délit de marchandage, est condamnée par la loi.

Devant la grève, la réaction de la direction a été très rapide. Dans la précipitation, elle a renvoyé à la maison le reste de l'équipe, prétextant que l'usine était paralysée, ce qui était loin d'être le cas. En réalité, la direction a eu peur que cette grève spontanée ne touche le reste des travailleurs en VSD, puis ne s'étende à l'usine, comme cela s'était passé en novembre 2009.

Deux semaines plus tard, dans la même équipe de VSD mais dans d'autres ateliers, une trentaine de salariés ont décidé d'arrêter tout aussi spontanément le travail, cette fois pour protester contre le montant de la participation, qui restait inchangé par rapport à l'année précédente alors que le groupe affiche une santé florissante. Or les primes (participation, intéressement, etc.) représentent plus de 30 % de la rémunération totale des salariés. Le débrayage a été poursuivi par l'équipe suivante.

Ces réactions spontanées des ouvriers montrent qu'il ne faudrait pas grand-chose pour que, demain, les réactions venues d'en bas deviennent vraiment contagieuses.

Correspondant LO