Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique (17/04)
- Lettre d’Engels à Conrad Schmidt (16/04)
- Douze observations sur le référendum italien et la victoire du Non (16/04)
- Choc pétrolier d’Ormuz : vers un séisme économique mondial inédit ? (15/04)
- La gauche française et le fédéralisme en Syrie (15/04)
- Carburants, loi Yadan, 1er mai : Manuel Bompard, invité de Public Sénat ! (15/04)
- Mobilisation contre la loi Yadan dans les universités et répression (14/04)
- AUX ORIGINES DU RACISME MODERNE par Florence GAUTHIER, historienne des Révolutions de France et de Saint-Domingue/Haïti (14/04)
- En Irlande, une mobilisation inédite contre la hausse des prix des carburants fait plier le gouvernement (14/04)
- Sondages d’« intentions de vote » : il est temps de fermer l’usine à fake news (14/04)
- Comment L’Élysée met sous pression France Télévisions (13/04)
- Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon prêt au décollage (12/04)
- Assemblée représentative de LFI (12/04)
- Bernard Friot : communisme partout et pouvoir sur le travail (11/04)
- L’humour en temps de guerre ? Akim Omiri (11/04)
- Jeux vidéo et capitalisme de monopole intellectuel (11/04)
- Seule la nationalisation peut sauver la sidérurgie européenne (11/04)
- K. Theweleit : la possibilité d’une vie non fasciste (11/04)
- Lancement du Think tank européen "For the People" (10/04)
- Mélenchon : Même la barbouzerie demande du professionnalisme (10/04)
- Rima Hassan et "la drogue" : fiasco médiatique, apothéose du journalisme policier (10/04)
- Iran: pourquoi le choc économique ne sera pas évité (10/04)
- Le capitalisme peut-il avoir une fin ? Avec Jean-Luc Mélenchon, Stéphane Peu et Aurélie Trouvé (10/04)
- Énorme manipulation : la justice confirme l’absence de drogue dans les affaires de Rima Hassan ! (09/04)
- Guerre en Iran : pourquoi le cessez-le-feu n’a aucune chance de tenir (09/04)
Liens
Sénerval -- Strasbourg : en grève contre les conditions de travail
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2385&id=29
Les ouvriers de Sénerval entament leur 4e semaine de grève pour obtenir des protections collectives contre les poussières polluantes qui se dégagent de l'usine d'incinération de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) et 150 euros d'augmentation.
Mardi 15 avril, ils ont manifesté dans Strasbourg, accompagnés par environ 150 personnes, pour de nouveau interpeller les responsables de la CUS, comme le mercredi précédent. Leur slogan, « Séché doit se casser, c'est à la CUS de gérer », remettait en cause la délégation de service public par laquelle la CUS s'est déchargée en 2010 de la gestion de l'usine.
La direction de Sénerval, depuis trois semaines, refuse de s'engager sur les travaux indispensables pour mettre l'usine aux normes. Elle a même eu le culot de contester le bien-fondé des revendications des ouvriers en prétendant que ce n'était pas normal qu'ils sortent maintenant ces problèmes. Elle a essayé la provocation, en faisant interdire l'entrée de l'usine à des délégués du personnel à qui elle venait de signaler qu'un courrier les attendait dans les bureaux. Dans une réunion, elle a déclaré qu'elle allait donner une augmentation à cinq personnes, dont les délégués. Manœuvre grossière qui a reçu la réponse qu'elle méritait de la part de ceux-ci.
En fin de semaine, reçus par le préfet et en présence de responsables de la DREAL (Direction régionale environnement, aménagement et logement), les travailleurs ont appris que celle-ci avait déjà fait trois mises en demeure à la direction, sans aucun effet.
Depuis deux semaines, ils s'emploient à informer la population par des tracts, par un petit film sur Internet très éloquent sur les conditions dans lesquelles ils travaillent, même si quelques améliorations des protections individuelles ont été concédées sur intervention de l'Inspection du travail, suite à leur grève du mois de mai 2013.
Devant l'usine Punch (ex-GM) qui se trouve juste à côté, ils ont distribué un tract d'appel au soutien financier. Le lendemain, sans doute par solidarité avec la direction de Sénerval, la direction de Punch leur a fait interdire l'entrée du parking par un barrage filtrant et la présence d'un policier en civil. Les militants CGT de Punch ayant pris le relais, plus de 700 euros collectés ont été remis sur-le-champ aux grévistes. Un beau pied de nez aux patrons !
Quant aux dirigeants de la CUS fraîchement élus, ils n'ont pas encore donné signe de vie, pas plus que ceux de la municipalité, y compris les écologistes, tellement sensibles à tout ce qui touche à la protection de l'environnement.
Les grévistes restent déterminés à obtenir des engagements de la direction de Sénerval et de Séché, et des dirigeants de la CUS, afin de protéger leur santé et celle de la population.
Correspondant LO




