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Les cheminots en grève manifestent à Paris et en régions
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
PARIS, 17 juin 2014 (AFP) - Plusieurs centaines de salariés de la SNCF en grève ont manifesté mardi à Paris près de l'Assemblée nationale et dans plusieurs autres villes de France, à l'appel de la CGT et SUD-Rail, pour protester contre la réforme ferroviaire dont l'examen commence dans l'après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Les assemblées générales de grévistes ont décidé dans la matinée de poursuivre mercredi le mouvement reconductible lancé le 10 juin au soir. Le taux de grévistes s'est maintenu mardi matin à 14,1% pour l'ensemble du personnel, selon la SNCF.
A Paris, la CGT-Cheminots affirme que les manifestants étaient 3.500. "Ensemble, les exigences à portée de voies" ou encore "Continuons le combat", proclamaient des banderoles.
Portant des tee-shirts rouges estampillés "Rouge 2 rage", les manifestants criaient à l'adresse du secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier: "Au cul, au cul, au Cuvillier, si tu savais où ta réforme on se la met!"
FO était également de la partie, de même que des représentants du PCF et du parti d'extrême gauche NPA.
"Si la grève marche aussi fort, c'est qu'il y a un mouvement profond qui s'appuie sur le ras-le-bol des cheminots vis-à-vis de leurs conditions de travail que cette réforme ne pourra qu'aggraver", a commenté Monique, animatrice de section SUD-Rail à la gare du Nord.
"On veut une réelle réunification de la SNCF et la question du financement n'est absolument pas traitée" dans le projet de loi, a affirmé Thierry Nier, secrétaire fédéral CGT-Cheminots.
Une centaine de manifestants ont ensuite brièvement bloqué des voies dans la gare Montparnasse. "On a voulu faire une action coup de poing pour se faire entendre par le gouvernement", a expliqué Maxime, conducteur à la SNCF.
A l'entrée de Nîmes, un train a été brièvement bloqué dans la matinée par la présence de manifestants sur les voies.
A Lille, environ 300 personnes se sont rassemblées devant la gare avec des banderoles proclamant "Travailler pour vivre, pas pour mourir" ou encore "Les Ch'timinots en colère", avant d'occuper le hall de la mairie pendant une heure. "Personnellement, je serais prêt à durcir le mouvement. En 2010, j'ai fait un mois de grève", a assuré Ludovic Lesage, cheminot CGT à Dunkerque (Nord).
Ils étaient le même nombre à Toulouse où ils ont défilé de la gare Matabiau à la préfecture de Haute-Garonne, entourés de fumigènes et dans un concert de pétards. "Le gouvernement utilise la presse pour nous diviser avec les usagers notamment, de façon exécrable", a estimé le porte-parole des cheminots toulousains, Philippe Verdeil.
A Nantes, lors d'une assemblée générale organisée devant la gare, 276 cheminots CGT, SUD et FO ont voté pour la reconduction du mouvement, quatre se sont abstenus. Il n'y a eu aucun vote contre. Les cheminots ont ensuite gagné le conseil régional.
Des rassemblements devaient aussi avoir lieu à Strasbourg ou Metz.
Cette grève, qui entrera mercredi dans son huitième jour, est la plus longue depuis 2010 à la SNCF.
Les parlementaires doivent se pencher dans l'après-midi sur le texte de loi qui vise à stabiliser la dette du secteur ferroviaire et à préparer son ouverture totale à la concurrence.
Envahissement des voies à Montparnasse




