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PCM - Champtocé : grève pour les temps de pause

lutte-de-classe

Brève publiée le 11 juillet 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2397&id=27

Depuis une dizaine de jours, à PCM, entreprise de 300 personnes du Maine-et-Loire spécialisée dans la fabrication de pompes à pétrole et filiale du groupe Gévélot, la direction faisait le tour des 130 ouvriers de production. Et de leur expliquer que dorénavant le personnel posté en 2x8 ne pourrait plus prendre sa pause déjeuner, qui est de 25 minutes, au moment choisi par le salarié lui-même, comme c'est l'usage depuis de nombreuses années, mais dans une plage horaire très restrictive et ne tenant plus compte des habitudes et envies de chacun.

Jeudi 26 juin, malgré le mécontentement des travailleurs en équipe et plusieurs réunions des délégués du personnel, la direction semblait vouloir passer en force. C'est pourquoi au matin l'ensemble de l'équipe en CDI, plus une bonne partie des précaires (intérimaires et CDD), ont débrayé. Ils ont été rejoints, malgré la fatigue, par des collègues de l'équipe de nuit puis, dès la prise de poste, par l'ensemble du personnel de l'atelier travaillant à la journée. Puis ce fut le tour de ceux de l'équipe d'après-midi de rejoindre le piquet.

En fin de matinée et devant l'ampleur de cette mobilisation, craignant sans doute qu'en cette période de restructuration de l'entreprise le climat ne se détériore et réveille les techniciens et cadres qui auraient pourtant bien des revendications à porter, la direction a revu sa copie.

Voyant ses revendications satisfaites, l'assemblée des grévistes n'en a pas moins décidé de terminer la journée en grève et de ne reprendre le travail que le lundi matin. Comme le déclarait un délégué à la fin de l'assemblée générale :« Non seulement il n'y a pas de petits combats, mais ce sont bien la solidarité et la détermination qui sont les seules possibilités de changer le rapport de force afin de poser à la rentrée l'embauche des précaires en CDI. »

Correspondant LO