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Continental Automotive, Toulouse : mise sous pression des travailleurs

lutte-de-classe

Brève publiée le 7 août 2014

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2401&id=27

Les usines Continental de Toulouse-Foix-Boussens (Toulouse : 1 700 salariés ; Foix : 450 salariés ; Boussens : 200 salariés) produisent divers composants électroniques embarqués pour l'industrie automobile : calculateurs de bord, divers capteurs et clés électroniques.

Les trois usines vont bien, et même très bien. En 2013, des records ont été atteints dans les trois usines de Midi-Pyrénées comme pour le groupe (27 000 euros de bénéfice brut par salarié). Et le budget prévisionnel pour 2014 sera même dépassé.

Seulement la direction a un problème : elle n'arrive pas à fournir ses clients en différents produits, en particulier les « Tyre Guard » (TG), capteurs de pression au niveau des pneumatiques produits à Toulouse. À force d'avoir réduit les effectifs, licencié de nombreux intérimaires et économisé sur la maintenance des machines, elle ne parvient pas à honorer en temps et en heure les demandes de ses clients (Peugeot, Renault, Volkswagen). Alors, elle se retourne vers les travailleurs de la fabrication qui essuyent les plâtres : c'est « l'urgence absolue », il faut produire, produire, produire.

À peine montées et encore en cours de réglage, les lignes de production devraient tourner à plein régime. Du coup, les pannes se multiplient, et la pression sur les salariés aussi. Des tableaux ont été installés près des lignes où sont affichés les « objectifs » de production à atteindre. Et si on ne les atteint pas, il faut expliquer pourquoi.

La direction a convoqué les travailleurs de la fabrication à une réunion par équipe, où divers cadres se sont succédé pour entonner la même rengaine : « les résultats sont bons, mais les clients ne sont pas satisfaits, il faut se retrousser les manches ! ». Air connu : on est dans le même bateau, mais c'est à vous de ramer pour qu'il aille plus vite et mieux. Mais celui qui en retirera les profits, c'est le patron, pas les travailleurs.

Cerise sur le gâteau, la direction a instauré les « heures supplémentaires obligatoires » pour les équipes de week-end qui devront travailler 12 heures une équipe sur deux.

Les résultats sont bons dit la direction : alors si elle veut que la production sorte, il faut embaucher. Des milliers de chômeurs n'attendent que cela.

Correspondant LO