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StocaMine : société à irresponsabilité illimitée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Dans l’affaire StocaMine, le gouvernement a finalement décidé le retrait maximum des déchets mercuriels et arséniés, soit jusqu’à 93 % du mercure contenu dans le site de stockage. À condition que le retrait soit techniquement réalisable, dans le cas contraire le seuil retenu serait d’au moins 56 %.
À la fin des années 1990 et comme moyen de reconversion des MDPA sur le déclin, l’État avait validé la création d’une entreprise d’enfouissement de déchets ultimes dans les anciennes galeries de la mine « Joseph-Else ». À l’époque, le projet était présenté comme sans danger pour l’environnement et la population. Il devait être pourvoyeur d’emplois, générateur de revenus, et était donc largement soutenu par les élus.
Entre 1999 et 2002, 44 000 tonnes de déchets ultimes y ont été stockées à -550 mètres de profondeur.
En 2002, de gros sacs d’engrais et de soufre ont provoqué un incendie qui n’a été maîtrisé qu’au bout de trois mois en intoxiquant 74 mineurs. StocaMine et son PDG ont été condamnés et l’entreprise a cessé ses activités d’enfouissement en 2003.
Depuis lors, l’incertitude règne concernant l’avenir du site. Certains experts s’inquiètent du risque de pollution de la nappe phréatique d’Alsace, la plus grande d’Europe. En effet, des visites des galeries ont montré que certaines d’entre elles se rétrécissent au cours du temps et beaucoup plus rapidement qu’envisagé initialement. Les parois risquant alors d’endommager les fûts ou les sacs de déchets. Il semble aussi que le risque sismique, connu dans la région, n’ait pas été pleinement pris en compte.
L’affaire StocaMine est révélatrice du fonctionnement irrationnel de notre société actuelle. Elle a déjà coûté des centaines de millions d’€ à l’État en créant de multiples problèmes, sans en résoudre aucun. Elle montre l’irresponsabilité des décideurs, toujours prêts à soutenir des entreprises privées avides de profits.
S’il y a effectivement la nécessité de trouver des solutions pour les déchets ultimes, que le système capitaliste produit en toujours plus grandes quantités, il faut le planifier et réfléchir complètement aux conséquences. Plutôt que d’enfouir le maximum de déchets aussi vite que possible une fois l’autorisation obtenue, il aurait été possible de faire des essais sur plusieurs années avec de petites quantités en faisant toutes les mesures nécessaires. Ensuite, une décision rationnelle aurait pu être prise. Mais pour StocaMine, il fallait être rentable rapidement et donc enfouir beaucoup et vite.
Maintenant, il va falloir ressortir les déchets avec tous les risques que cela comporte en particulier pour les travailleurs dont ce sera le job et c’est à nouveau le contribuable qui devra payer la facture.
http://www.lutte-ouvriere.org/en-regions/alsace/breves/article/stocamine-societe-a




