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Air France: la grève pourrait se prolonger toute la semaine prochaine
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Les Echos) Le principal syndicat de pilotes SNPL a déjà déposé un préavis du 23 au 26 septembre, qui doit être confirmé par un vote des adhérents. La direction a commencé à lâcher du lest.
Au quatrième jour de grève chez Air France, la sortie de crise semble encore lointaine. Ce jeudi matin, le SNPL, principal syndicat de pilotes, a une fois de plus rejeté les dernières propositions de la direction, qualifiées de « largement insuffisantes ». Et selon toute probabilité, les pilotes du SNPL AF, qui se réuniront vendredi après-midi au Hilton de Roissy-CDG, devraient annoncer la reconduction de la grève au-delà du 22 septembre. Le syndicat, qui a appelé durant la semaine ses adhérents à voter sur la suite à donner au mouvement, a d’ailleurs déjà envoyé à la direction d’Air France un préavis de grève officieux pour la période du 23 au 26 septembre.
Du côté de la direction, on veut croire que ce nouveau préavis n’est qu’un instrument de pression dans les négociations, qui se sont poursuivies ce jeudi. On assure également constater un léger fléchissement du taux de grévistes, qui ne serait plus que de 58 % vendredi, contre 60 % ce jeudi et les jours précédents. Le pourcentage de vols annulés devrait également diminuer vendredi, avec plus de 45 % du programme maintenu, contre 42 % ce jeudi et 40% mercredi.
Des chiffres à prendre toutefois avec précaution. Selon le SNPL, la compagnie inclut dans ses statistiques les vols affrétés et ceux de la filiale régionale Hop !, qui ne participent pas à la grève. Ramené aux seuls vols opérés en propre par Air France, le taux d’annulation serait plutôt de 85 %, selon le SNPL, qui en veut pour preuve les 90 % de vols annulés à Nice et Marseille, où Hop ! est peu présent. Ce jeudi, le deuxième syndicat de pilotes d’Air France, le SPAF, annonçait même avoir porté plainte contre la direction, qu’elle accuse de vouloir briser la grève par des manœuvres illicites.
Des concessions déjà arrachées
Cependant, si la perspective d’un accord semble lointaine, les ponts ne sont pas rompus entre les représentants des pilotes et la direction, qui a déjà commencé à lâcher du lest. Dans un courrier électronique de trois pages adressé mercredi aux 3.864 pilotes d’Air France, le PDG d’Air France-KLM, Alexandre de Juniac, et le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, dressaient ainsi la liste des concessions déjà arrachées par les grévistes. Ainsi, la future Transavia Europe, qui inquiète les pilotes français, pourra bien desservir la France, mais pas les aéroports sur lesquels Transavia France et Transavia Holland ont des avions basés. Le contrat de travail des pilotes de Transavia France serait toujours un contrat Transavia, mais les syndicats de pilotes d’Air France auront leur mot à dire sur ses évolutions. Les copilotes d’Air France volontaires pour passer chez Transavia se verront réserver une partie des postes de commandants de bord, afin d’accélérer leurs carrières. Enfin, les transferts donneront lieu à une prime de détachement défiscalisée, calculée sur la base du salaire fixe mensuel, qui peut dépasser les 30.000 euros pour les plus gradés. Et ce tant qu’il y aura des sureffectifs de pilotes chez Air France.
Principe du « Yes Captain ! »
Alexandre de Juniac s’est également engagé à revoir le partage de l’activité entre Air France et KLM, comme le réclamait le SNPL. L’indicateur d’heures de vol devrait être revu à la hausse en faveur d’Air France et la livraison des premiers 787 devrait être avancée. Enfin, la compagnie a accepté de renforcer le pouvoir hiérarchique du commandant de bord pendant la durée du vol et ses préparatifs. Le principe du « Yes Captain ! » cher aux pilotes, qui veut que l’autorité du commandant de bord s’impose aux personnels de cabine et au personnel au sol, ne souffrirait plus d’exceptions.




