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    Développer notre programme écologiste

    Notre parti est sans doute la force politique avec le meilleur programme sur l’écologie dans ce pays. Il ne fait aucun doute qu’il se trouve plus de militant-e-s ayant une connaissance pointue de ce sujet chez Europe Ecologie les Verts, mais la logique entièrement limitée au capitalisme de ce parti le réduit pourtant à l’impuissance. A l’inverse, l’exemple de Lutte ouvrière montre que si l’anticapitalisme est une condition nécessaire pour rendre un tournant écologiste possible, celui-ci n’a rien d’automatique. Cela doit être une démarche consciente.

    Le NPA a su se faire identifier comme une force présente dans les luttes écologistes, qui a des choses à dire, et qui sait faire le lien avec le reste de ses combats. Nos revendications pour une transition énergétique et une sortie du nucléaire en 10 ans (avec maintien des emplois) en sont le meilleur exemple. Et c’est un des (trop) rares domaines (avec les banques) dans lequel nous osons parler ouvertement d’expropriation, celle du secteur de l’énergie.

    Mais nous devons aller plus loin. Nous devons développer un programme d’ensemble plus cohérent. Pour nous donner une chance de limiter le bouleversement climatique, et donc d’assurer une transition suffisamment rapide, il ne suffira pas d’un secteur public de l’énergie mis au service d’une production qui resterait privée. Premièrement parce que pour réaliser les investissements massifs dans les énergies renouvelables, la contribution des autres secteurs sera nécessaire, directement (en remettant sur pied des filières éolienne et photovoltaïque notamment) et indirectement (en récupérant une partie de la plus-value de ces secteurs). Deuxièmement parce qu’il est urgent de réduire à la source la consommation d’énergie (et d’autres ressources naturelles).

    Sur ce deuxième point, nous avons de la matière pour expliquer à quel point le capitalisme est structurellement source de gâchis : produits à l’obsolescence accélérée, logique du non réparable et du jetable, lieux de production et transports chaotiques au gré de la mondialisation… Sur tous les autres sujets environnementaux, c’est presque toujours cette même logique de profit qui est source du problème, que ce soit le déversement d’acide d’ArcelorMittal à Florange ou la fraude de Volkswagen sur les émissions de ses moteurs diesels. Les pollutions ne proviennent pas d’un secteur particulier, mais de l’ensemble de l’industrie organisée par le capital.

    Par ailleurs, nos argumentaires doivent nous permettre de diffuser une compréhension matérialiste : c’est le capitalisme qui engendre un productivisme structurel (malgré ses crises), et c’est ce productivisme qui engendre le consumérisme (par la publicité, par l’absence de prise que nous avons sur les choix de production, par la recherche d’illusoires imitations du mode de vie des riches…). Cette compréhension permet de sortir des logiques de « solution individuelle » de certain-e-s écologistes, sans nier qu’il y a des aspects non soutenables dans notre mode de vie.

    Prise à partir de n’importe quel angle, la question écologique doit nous amener à mettre en avant notre objectif révolutionnaire d’en finir avec la concurrence pour le profit, c’est-à-dire de mettre en place une planification démocratique de la production. Affûter nos arguments, donner des exemples de ce qu’une société communiste pourrait réaliser, c’est important pour rallier à nous davantage de militant-e-s écologistes.

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