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Sur la réunion publique à Cazères (31) contre l’enfouissement des déchets nucléaires de Bure

Mercredi 6 Juin avait lieu en Haute Garonne à Cazères sur Garonne, une réunion contre l'enfouissement des déchets nucléaires à longue vie de Bure. Organisée par le Café des idées, Cazères Ethique, le Collectif Bure 31 et quelques camarades du NPA dont moi même, elle a permis à une quinzaine de personnes d'échanger sur ce grand projet néfaste et imposé, sur les luttes se développant contre, et, bien que trop peu, sur les alternatives au nucléaire et sur les moyens d'en sortir.

Après ma brève introduction de la réunion, les camarades de Cazères Ethique et du Café des idées ont présenté leurs collectifs et ont invité les participant.e.s de la réunion à les rejoindre. Cazères Ethique est un collectif Cazérien luttant de façon assez large sur les questions écologiques localement (http://www.cazeres-ethique.org/). Et le Café des idées regroupe des militant.e.s politiques, syndicales et non organisé.e.s de gauche et d'extrême gauche et organise régulièrement des débats sur des sujets d'actualité dans le Comminges (Cf. ici un compte rendu de leur dernière réunion : https://tendanceclaire.org/article.php?id=1378).

A la suite de cela, après quelques problèmes techniques, et une courte vidéo de présentation du projet Cigéo, Claude, militant historique de la lutte de Bure (voir ici une interview du camarade : https://tendanceclaire.org/article.php?id=1349) a pris la parole à distance, le copain étant resté sur son fief de bagarre. Il nous a d'abord expliqué pourquoi enfouir les déchets nucléaires était accepter la logique de leur production, au nom de l'intérêt de grandes entreprises du nucléaire. Et surtout c'était abandonner l'idée de s'occuper de ces déchets, en faisant le pari que la recherche permette de les traiter un jour. Bref, c'est mettre en danger tout un écosystème et une population au nom de l'intérêt de quelques uns. Le camarade nous a aussi expliqué que pour faire passer ça, les cadeaux et les largesses de l’État aux institutions locales, des mairies aux conseils régionaux et autres, allaient bon train. Si bien que plus tard dans la soirée un copain nous racontait que des salles des fêtes flambant neuves étaient construites dans le coin, pour finalement ne quasiment pas servir. Une corruption d’État en quelque sorte là aussi pour défendre ces mêmes intérêts. Et puis il nous a fait un petit historique de la lutte sur place depuis 1994. Lutte ayant connu depuis 2013 une modification puisque des camarades notamment autonomes ont commencé à mettre en place de nouvelles formes de luttes, dont l'occupation du Bois Lejuc a fait partie. L'occupation a connu une répression féroce en février dernier... Là comme ailleurs, quand on remet les intérêts des patrons en cause, l’État, en défenseur de ceux-ci, envoie ses milices. Le copain a aussi rappelé une date centrale que nous nous devons de construire, et qui avait notamment motivé cette réunion, celle du 16 Juin, appelée par les militant.e.s opposé.e.s au projet. Ce sera l'occasion de se retrouver ensemble pour leur apporter notre soutien. Nous pourrons aussi dire qu'avec l'enfouissement des déchets, c'est le nucléaire ainsi que l'ensemble du système auquel il est lié, le capitalisme, que nous rejetons. Dans les discussions qui ont suivi, Claude a commencé à un peu esquisser la question de l'alternative que nous portons, en expliquant que les camarades avaient un scénario ficelé de sortie du nucléaire en 8 ans, scénario nécessitant la rupture avec le capitalisme (voir ici un léger résumé d'un scénario en 10 ans : https://npa2009.org/arguments/ecologie/notre-projet-de-sortie-du-nucleaire).

Par la suite ce sont les camarades du « Collectif Bure Partout Nucléaire Nulle Part – 31 » qui ont pris la parole (https://www.facebook.com/BurePartoutNucleaireNullePart31/). Illes ont développé comment localement illes avaient organisé plusieurs rassemblements, notamment dans la ville rose, mais aussi comment illes cherchaient largement à informer sur Bure avec du matériel et des réunions publiques. Illes ont aussi développé un peu plus concrètement sur les moyens de montées locales sur Bure le 16, et sur la nécessité d'avoir un peu d'argent pour permettre aux plus précaires de monter aussi. La réunion s'est terminée avec des questions notamment techniques sur l'organisation de la lutte de Bure et celle du projet d'enfouissement avant que quelques dernières discussions plus informelles viennent définitivement clôturer l'événement.

C'était une petite réussite, malgré les trop nombreux couacs techniques. Quelques copain.ine.s se sont montré.e.s intéressé.e.s pour monter le 16, et une petite récolte a permis d'encaisser quelques 75 euros. Quelques regrets néanmoins, quand au trop peu de perspectives politiques donné.e.s par les intervenant.e.s. La lutte contre ces déchets et le nucléaire en général demande à être plus clairement articulée à la nécessaire expropriation des capitalistes, à la planification démocratique de l'économie, bref à la sortie du capitalisme passant par la nécessaire convergences avec des travailleur.se.s en lutte. Mais ce n'est que partie remise et cette date riche en discussions en appelle d'autres !

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