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    Manifestation record à Londres: 500 000 contre les mesures d’austérité!

    Par Jean Veymont ( 2 avril 2011)
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    Près d’un demi-million de Britanniques venus des quatre coins du pays ont manifesté dans le centre de Londres samedi 26 mars pour protester contre l’austérité. Il faut dire que la cure n’épargnera personne. Pour y arriver, le gouvernement a décidé de réduire les dotations aux collectivités locales, de geler les salaires des fonctionnaires et de supprimer plus de 300 000 emplois publics. Cause invoquée : le Royaume Uni a enregistré un déficit public record de 10% du PIB en 2010. Pour y mettre un terme, le gouvernement a décidé d’imposer une cure d’austérité sans précédent, qui va au-delà des plans mis en œuvre par Margaret Thatcher avec des coupes budgétaires de plus de 90 milliards d’euros d’ici à 2015 dans les dépenses de l’État, mais aussi des augmentations d’impôts ou encore un projet de réforme des retraites du secteur public. L’objectif prioritaire du gouvernement est de résorber à tout prix le déficit d’ici 2015 afin de protéger la note souveraine AAA du pays sur les marchés de la dette.

    La plus importante manifestation depuis 2003

    La Marche pour l’alternative est la plus forte mobilisation depuis le rassemblement de 2003 contre la guerre en Irak (un million de personnes) et le plus vaste mouvement social depuis deux décennies, selon le secrétaire général de la confédération des syndicats (Trades Union Congress : TUC). 4 500 policiers avaient été mobilisés dans la crainte de débordements, comme ceux survenus pendant les manifestations étudiantes cet automne. Les syndicats avaient aussi prévu en complément un important service d’ordre, pour préserver « l’atmosphère familiale » de cette manifestation, réunissant des gens de tous âges et qu’ils voulaient « bon enfant ».

    Un plan présenté comme un sacrifice essentiel pour sauver l’économie

    Ce plan suscite bien sûr beaucoup d’inquiétude, notamment chez les plus fragiles qui vont souffrir le plus : les familles monoparentales c’est-à-dire essentiellement des femmes et des enfants. Les 10% des ménages les plus pauvres vont perdre 11% de leurs revenus (selon The Institute for Fiscal Studies) mais, jusqu’à la manifestation du 26 mars, la protestation n’avait pas encore réussi à se faire entendre. Il faut dire que les directions syndicales et l’opposition travailliste étaient jusqu’alors très attentistes, allant jusqu’à considérer que « certaines réductions » étaient nécessaires, comme l’a rappelé au terme de la manifestation le chef de file de l’opposition travailliste (Ed Miliband) sous les sifflets des manifestants.

    Mais ce 26 mars, les travailleurs, la jeunesse, les retraités ont investi les rues de Londres pour refuser de payer la crise. Démonstration de colère réussie au cours de laquelle une partie de la jeunesse radicalisée s’est attaquée aux symboles du capitalisme : banques HSBC et Santander, grands magasins de luxe Fortnum & Mason, hôtel Ritz. Cela a provoqué une répression féroce de la police. Comme toujours en pareille occasion, le gouvernement de David Cameron, qui réunit conservateurs et libéraux-démocrates, n’a pas failli à la règle qu’appliquent tous les gouvernements bourgeois : justifier ces mesures au nom du salut du pays, affirmer qu’il ne céderait pas, en se disant soutenu par une partie de l’opinion et les institutions économiques internationales. Quant au TUC, obligé de suivre pour ne pas se couper trop de la contestation populaire, il a condamné les initiatives de la jeunesse « les qualifiant de diversion de violence n’ayant rien à voir avec la manifestation syndicale »

    À Londres comme à Paris, s’organiser pour mettre à genoux les gouvernements de la bourgeoisie !

    De nombreux pays européens, eux aussi soumis au régime de rigueur depuis la crise de 2008-2009, ont fait l’expérience de mobilisations massives des travailleurs contre la baisse des dépenses publiques et les attaques patronales, notamment en France lors de la bataille contre la réforme des retraites de Sarkozy. Toutes se sont heurtées aux positions conciliatrices des directions syndicales ou politiques réformistes. Cette forte mobilisation en Grande-Bretagne doit donc nous encourager à nous inscrire dans une perspective internationaliste afin d’en finir avec tous ces gouvernements réactionnaires et leurs suppôts, grâce à l’auto-organisation des travailleurs, à la centralisation des luttes, par la grève générale.

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