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    Pour un NPA féministe révolutionnaire

    Les questions féministes sont l’objet de débats passionnés et passionnants dans le mouvement féministe et le NPA. Les discussions sur les femmes voilées et les travailleurs/euses du sexe renvoient à la problématique de l’émancipation. Il s'agit d’accepter les revendications des unes et des autres comme des possibilités autoémancipatrices sans pour autant nier la domination inhérente aux situations. Mais la plupart des organisations du mouvement ouvrier ont développé une certaine méfiance à l’égard d’un féminisme perçu comme potentielle source de division au sein du prolétariat. L'enjeu est de reconnaître les spécificités des dominations patriarcale et capitaliste et de penser les luttes contre ces formes d’aliénation en termes d’articulation et non de hiérarchisation.

    Il est clair que le prolétariat est la classe centrale pour le renversement du capitalisme. Mais la lutte contre la domination masculine a souvent été subordonnée à la lutte contre le système capitaliste. Même si le capitalisme a une dimension proprement antiféministe quand sa logique conduit à la destruction d’acquis fondamentaux comme la remise en cause du droit à l’avortement (fermeture des centres I.V.G, conséquence de la loi Bachelot de 2009), cette réalité ne remet pas en cause une certaine autonomie du patriarcat. Tous les rapports d’inégalité ne se réduisent pas à des rapports de classes. Il existe une spécificité de l’oppression envers les femmes qui se structure dans des systèmes patriarcaux variant suivant les époques et/ou les cultures. Concevoir la lutte féministe uniquement comme une lutte pour des droits dans le cadre du système capitaliste et du patriarcat est insuffisant. Nous devons au contraire l’articuler (non la subordonner) à la perspective révolutionnaire d’abolition des classes et des catégories de sexe (femmes et hommes en tant que groupes sociaux supposant la domination d’un sexe sur l’autre).

    C’est d’abord dans le parti qu’il faut combattre les préjugés et comportements sexistes. Il faut favoriser les discussions interindividuelles et permettre aux femmes du parti de se réunir en non-mixité afin de discuter et d’agir contre d’éventuels problèmes de sexisme. Il faut se former aux questions féministes, populariser les études de genre et mettre en oeuvre des pratiques féministes (féminisation des textes, autodéfense féministe) comme autant de moyens pour faire progresser la conscience féministe des militant-e-s.

    Nous devons intervenir lors des mobilisations féministes comme l’a fait le NPA lors des luttes contre la fermeture des centres d’IVG, la défense d’une loi cadre contre les violences faites aux femmes, contre l’abrogation du délit de harcèlement sexuel ainsi que les luttes des travailleurs/euses sexuel-les et des femmes voilées pour l'accès aux droits. Nous devons tenter d’y développer une orientation qui lie luttes contre le patriarcat et le capitalisme débouchant in fine sur la perspective révolutionnaire socialiste.

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