Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Notre amie et camarade Susan George nous a quitté·es (19/02)
- Les titres de la presse auxquels vous avez échappé (19/02)
- Mort de la diplomate Leïla Shahid, éternel visage de la Palestine en France (18/02)
- Lordon : Les collaborateurs (18/02)
- NPA - L’Anticapitaliste : Défendre LFI, faire front face à la fascisation (18/02)
- Venezuela : "Il y a une richesse et une complexité politique dont la presse ne rend pas du tout compte" (17/02)
- Les fascistes ont bien organisé un guet-apens armé (17/02)
- L’Assemblée Nationale rend hommage à un néo-nazi (17/02)
- Les coopératives peuvent-elles sauver les travailleur·ses ? Entretien avec Willy Gibard (17/02)
- "L’antifascisme risque d’être diabolisé" (17/02)
- Le Moment politique de Mélenchon (17/02)
- NPA-R : Face aux intimidations et aux violences de l’extrême droite, union des travailleurs et réponse de classe (17/02)
- Manu Bompard affronte les Grandes Gueules (17/02)
- Coquerel sur RTL (17/02)
- Manu Bompard : Débunkage des fake news sur LFI (17/02)
- Paul Vannier sur RMC (17/02)
- Marx était-il stylé ? Entretien avec Vincent Berthelier (16/02)
- Révélations : de nouvelles images et un témoignage révèlent qu’une embuscade a bien été tendue le 12 février par des fascistes lyonnais (16/02)
- Étrangler Cuba ? (16/02)
- Amélie de Montchalin - La chronique de Pierre-Emmanuel Barré (16/02)
- Antiracisme, municipales, logement : Sophia Chikirou face à Alain Duhamel sur BFMTV (16/02)
- La révolution ne sera pas télévisée - Coup d’Etat contre Hugo Chávez (2002) (15/02)
- Faut-il choisir entre écologie et économie ? Sur le livre d’Anselm Jappe (15/02)
- Vérité et justice pour El Hacen Diarra : la lutte continue (14/02)
- Quand Londres était dirigée par "Ken le rouge" (14/02)
Liens
Ukraine : « Maïdan », une Révolution orange bis ?
En 2004, des centaines de milliers d’Ukrainiens manifestaient contre le président Viktor Ianoukovitch élu par fraude. L’opposition, qui voulait un rapprochement avec l’Union européenne, était présentée dans nos médias (européens) comme « démocrate » face à un pouvoir pro-Russe « conservateur ».
Mais une fois au pouvoir, ces opposants n’ont pas convaincu, et le même Ianoukovitch est redevenu président en 2010... Il s’est sans doute vengé en jetant en prison la médiatique Ioulia Tymochenko, mais il faut dire qu’il ne manquait pas de prétexte, car comme les autres, elle a ses casseroles, et fait partie de l’oligarchie capitaliste. Ce club des 100 personnes qui possèdent plus de 60% du PIB du pays.
Depuis le 21 novembre, l’Ukraine semble revivre le même scénario de guerre froide avec le mouvement d’occupation des places (« maïdan » en ukrainien). Suite au refus du président de signer un accord avec l’UE, de grandes manifestations ont surgi, et même s’ils ont été surpris comme les autres, les pseudo-démocrates européistes en ont pris la tête. A ceci près que le rejet des partis établis est bien plus fort qu’avant. A Lviv, des organisations étudiantes ont même refusé le micro à un député (d’extrême-droite) de l’opposition, disant qu’ils ne voulaient pas entendre un politicien en place. Malheureusement le parti ultra-nationaliste Svoboda a gagné une certaine influence (ce sont eux qui ont abattu une statue de Lénine à Kiev).
L’UE apparaît à beaucoup de manifestants comme un vague symbole de modernité, qu’ils opposent aux violences policières, à la censure et à la dégradation sociale. Les capitalistes de l’opposition, qui préfèrent le business avec l’Ouest, s’appuient sur ces espoirs. Certaines figures de l’opposition ont une certaine popularité, comme le champion de boxe Vitali Klitschko qui tient un discours anti-corruption et vaguement « social ». Mais il n’y a rien à attendre de son parti (qui est lié à celui d’Angela Merkel !).
Ces politiciens n’ont aucune intention de remettre en cause l’exploitation de la majorité du peuple d’Ukraine, les travailleur-se-s. Ils se battent surtout pour savoir à quelle grande puissance il vaut mieux faire allégeance. La Russie et son gaz ? L’UE, attractive jusque là mais en crise totale ? Pendant ce temps le quart de la population vit sous le seuil de pauvreté. Il est urgent que les jeunes et les travailleur-se-s mettent au centre leurs propres intérêts, en ne comptant que sur leurs propres forces. Là bas comme ici, il faut une vraie révolution, rouge !







.jpg)
.jpg)