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Interview de Raul Godoy, du Syndicat des céramistes de Neuquén et du PTS

Par PTS (15 septembre 2009)
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Après huit années de lutte extrêmement dure et de production sous contrôle ouvrier, vous avez obtenu l’expropriation de l’usine. Mais quelle était la situation à Zanon jusqu’en 2001 ? Est-ce qu’il existait une tradition de lutte à l’intérieur de l’usine ?

Il n’existait quasiment aucune tradition de lutte à Zanon. L’usine a été créée en 1980, pendant la dernière dictature militaire. Dès le début il y régnait une discipline de fer, avec beaucoup de pression sur les ouvriers. Avec la chute de la dictature un syndicat a été créé mais il était aux mains de la bureaucratie syndicale. Par la suite il a été dirigé par des réformistes, qui ont toujours été très liés aux patrons.

Raul Godoy
Raul Godoy dans un meeting

Quelles ont été les raisons du début du conflit en 2001 ?

En réalité ce qui a éclaté en 2001 couvait depuis longtemps. On a d’abord récupéré la Commission Interne [section syndicale d’entreprise, NdT] qui était aux mains de la bureaucratie. De là on a commencé à lutter pour mettre un frein aux licenciements, à la mise au chômage technique et à participer aux grèves générales auxquelles appelaient les centrales syndicales. Mais on y participait avec notre propre programme, en leur donnant une dynamique propre. En 2000 on a récupéré notre syndicat [le SOECN, le syndicat régional des ouvriers céramistes, NdT], et on a commencé à revendiquer un certain nombre de droits. Mais en 2001 l’économie argentine s’est littéralement écroulée, ce qui a provoqué une vague sans précédent de fermetures d’entreprises, des millions de chômeurs, la confiscation des comptes bancaires de centaines de milliers de petits épargnants. Cette situation a mené à de véritables journées révolutionnaires au cours desquelles a été renversé le gouvernement de De la Rúa et ça a donné naissance à différents processus de lutte : le mouvement des travailleurs sans emploi, les piqueteros, organisés au sein de plusieurs courants, les assemblées populaires dans les grands centres urbains, et aussi les usines occupées, puis récupérées, ou dans notre cas un mouvement d’occupation de l’usine pour répondre à un plan social.

Comment êtes-vous passés de l’occupation de l’usine à la production sous contrôle ouvrier ?

Ça a été dur comme processus. On était plusieurs à être convaincus de ce qu’il fallait faire. Mais pour la plupart des collègues c’était un défi beaucoup trop grand. Ça voulait dire violer la propriété privée, courir le risque de se retrouver face aux forces de répression, devant un tribunal, etc. C’est d’ailleurs ce qui nous est arrivé au bout du compte. Mais ce qu’on a fait c’est accompagner les travailleurs dans leur expérience, respecter leurs rythmes. On a commencé par camper à l’extérieur et puis dans l’usine pendant cinq mois. Pendant ce temps-là on ne se tournait pas les pouces. On a organisé des commissions de travail : une Commission presse et diffusion, une Commission de solidarité au sein de laquelle on a intégré des camarades venant de différentes organisations, une Commission sécurité, qui s’est par la suite transformée en Garde de l’usine et qui organisait l’auto-défense, la Commission femmes, à laquelle participaient les travailleuses, les femmes, les mères et les filles des travailleurs céramistes notamment. Tout cela a donné lieu à un militantisme ouvrier impressionnant. C’est là qu’ont commencé à apparaître les cadres militants qui ont par la suite structuré la base militante pour organiser le contrôle ouvrier.

Et comment fonctionne l’usine sans patrons depuis ce moment-là ?

D’abord, et depuis le début, on fonctionne sur la base de la démocratie ouvrière directe. Dans l’usine on a organisé une espèce de Conseil ouvrier. Il y a un délégué par secteur, élu par ses camarades, sur mandat révocable. Et puis aussi deux ou trois coordinateurs généraux qui sont élus en AG. On fait des réunions régulières de coordinateurs, et pour prendre des décisions on organise une assemblée générale qu’on appelle « journée d’assemblée », une fois par mois, au cours de laquelle chacun fait le bilan et on vote les grandes orientations, tant au niveau économique, politique que social d’ailleurs. Il existe au sein de l’assemblée une liberté totale d’opinion et de tendances. Et on adopte des résolutions en fonction d’une majorité et d’une minorité.

Le personnel technique ou administratif a participé également à l’occupation ?

Très peu. En fait personne de l’ancien personnel administratif. Du côté du personnel technique, deux ou trois collègues. Et puis deux agents de maîtrise aussi, qui nous ont rejoints avant que la crise n’éclate vraiment.

Quelles ont été les transformations qui se sont opérées au sein du syndicat pendant le mouvement ?

Notre syndicat avait déjà radicalisé son programme avant le début de la crise. On a mis l’accent sur la nécessité de défendre une orientation lutte de classe. Quand on a refondé le syndicat par la suite, on a bataillé pour qu’il adopte un profil lutte de classe et militant. On se bagarre pour l’unité ouvrière, pour le passage en CDI des précaires et des CDD, pour l’égalité salariale à travail égal, etc. Face à la crise capitaliste actuelle on a encore plus radicalisé notre programme. On dit que c’est aux patrons de payer la facture, que quand ils disent que les entreprises sont en crise, alors il faut publier les comptes de l’entreprise des années antérieures, et que si les entrepreneurs affirment que la boîte doit fermer, alors qu’ils s’en aillent parce que nous autres les travailleurs on est capables de la faire marcher sous contrôle ouvrier.

Comment la population de Neuquén a-t-elle répondu à l’occupation de l’usine ?

Très bien. Les gens ont compris que notre lutte était légitime. Tout ce qu’on avait fait avant a porté ses fruits, avec les Commissions de presse, de femmes, les bulletins et les tracts, le Fonds de grève pour soutenir notre lutte mais aussi pour expliquer les raisons du conflit, nos interventions sur la fac avec les groupes d’extrême gauche, etc. Mais en plus, pendant tout le conflit, on a toujours soutenu les revendications des autres travailleurs et des classes populaires, les revendications démocratiques, et ça a abouti à un vaste mouvement de solidarité. On a toujours dit que l’usine appartenait à la communauté, aux classes populaires et aux ouvriers de la région en général, et on a fait plein de dons de carrelages et de revêtements aux écoles, aux hôpitaux, aux sans-logis ou aux mal-logés des bidonvilles, et tout ça, ça nous a permis de forger une alliance avec les classes populaires et d’autres secteurs ouvriers.

Vous avez beaucoup travaillé avec le mouvement des chômeurs, les piqueteros. Comment ça a marché ?

On a tissé une alliance révolutionnaire avec les chômeurs organisés, qui avait un énorme potentiel. On a réussi à unir, même s’il ne s’agissait que de secteurs d’avant-garde, ceux et celles que le patronat, la bureaucratie syndicale et les gouvernements divisent constamment, les travailleurs ayant un emploi et ceux qui n’en ont plus. À Neuquén, grâce au SOECN, on a mis sur pied la Coordination Régionale de l’Alto Valle, à laquelle participaient les ouvriers céramistes bien sûr, mais aussi les chômeurs des différentes organisations piqueteras, les travailleurs de la santé, les enseignants, les étudiants et les partis d’extrême gauche. Ça a été une expérience très importante pas seulement pour structurer l’unité d’action, mais aussi pour défendre un programme unifié de revendications. C’est en raison de cette unité que les premiers emplois qu’on a créés à Zanon, nous autres les ouvriers, sont allés aux travailleurs sans emploi qui militaient au sein des différentes organisations de chômeurs.

Vous avez aussi travaillé avec les peuples indigènes de la région ?

Oui, également. On a démontré comment on était capables de tisser de nouveaux rapports, nous autres les travailleurs, pas sur la logique de l’exploitation mais avec un esprit social, en respectant les droits des peuples originels, en défendant leurs revendications de reconnaissance, en soutenant leurs combats contre les multinationales du pétrole, etc. Quand au début on a dû faire face au boycott des matières premières qu’organisait l’ancien patron, la Confédération du Peuple Mapuche s’est rendue à l’usine et a mis à notre disposition ses carrières d’argile qui se trouvent sur leurs territoires pour qu’on puisse travailler. Aujourd’hui on a créé une nouvelle ligne de carrelages qui s’appelle Mapuche justement, et qui porte le nom de leurs chefs historiques les plus combatifs, ceux qui ont résisté à la Conquête.

En 2001-2002 il y avait des centaines d’usines occupées en Argentine. Comment les ouvriers de Zanon se sont situés dans ce mouvement ?

On a toujours combattu pour la coordination de l’ensemble des lieux de travail en lutte et récupérés. On a voyagé dans toute l’Argentine et à plusieurs reprises on a réussi à organiser des Assemblées très importantes au niveau national. Mais le gouvernement, à travers les rouages de l’Etat, de ses fonctionnaires, de ses « opérateurs sociaux », a essayé de canaliser à sa manière ce mouvement naissant. À Zanon on défendait l’idée que « si on touche à une seule usine, c’est nous tous qu’on attaque », et on faisait appel à toutes les organisations ouvrières, par-delà nos différences, pour qu’on se mette d’accord sur un ou deux axes centraux : la défense inconditionnelle des entreprises occupées et/ou récupérées face à toute tentative d’expulsion ou de répression, et le combat mené parallèlement pour une loi nationale d’expropriation qui donne une légalité à toutes les entreprises occupées et sous gestion ouvrière directe.

Il reste beaucoup moins « d’entreprises récupérées » aujourd’hui en Argentine. Pourquoi l’expérience de Zanon a perduré alors que d’autres ont connu un échec ?

Il y a plusieurs raisons à cela. D’une part le gouvernement a déployé tout un arsenal de mesures pour rendre passives les expériences militantes. Il conditionnait l’aide au compte-gouttes, au fait que les entreprises récupérées auxquelles il s’adressait ne s’occupaient pas des autres boîtes, et fassent le moins de politique possible. En plus de ça des organisations qui avaient une trajectoire militante par le passé se sont retrouvées à la remorque du président Kirchner et ont défendu le gouvernement. C’est le cas de beaucoup d’organisations de chômeurs, de syndicats, d’assemblées populaires, mais aussi d’organisations de défense des droits de l’homme comme les Mères de la Place de Mai par exemple. Dans notre cas on a toujours défendu l’idée d’une gestion ouvrière militante, basée sur l’indépendance de classe. On a toujours eu pour politique de chercher à nous coordonner avec d’autres usines et d’autres secteurs en lutte. On dit qu’il ne peut y avoir de gestion ouvrière qui fonctionne correctement quand à l’extérieur de Zanon il y a des millions de chômeurs, de travailleurs payés au lance-pierres, et tout ça dans le cadre du marché capitaliste et donc la concurrence avec des grandes entreprises qui ont beaucoup plus de facilités et de capitaux que nous. C’est pour ça qu’on a toujours lutté pour la nationalisation sous contrôle ouvrier et l’expropriation de l’usine, ce à quoi on est arrivés après huit années de lutte, par le biais d’un vote à l’Assemblée législative de la province de Neuquén.

Tu es ouvrier de Zanon et dirigeant syndical du SOECN mais également dirigeant national du Parti des Travailleurs pour le Socialisme (PTS). Quel a été le rôle du PTS pendant cette lutte ?

Le rôle du PTS a été fondamental. Bien des bagarres se perdent par manque de perspectives ou de stratégie. Il a été central pour nous de partir de l’expérience historique de notre classe pour exiger par exemple l’ouverture des livres de comptabilité, organiser la lutte sur la base de la démocratie ouvrière directe, avec liberté de tendance, batailler pour l’occupation de l’usine, exiger l’expropriation, c’est-à-dire pour structurer le programme, les perspectives, mais aussi pour assurer une campagne militante de propagande en soutien à Zanon dans tout le pays, pour que Zanon s’installe dans les débats au sein du mouvement ouvrier, étudiant, par le biais du Fonds de grève, etc. Notre gestion ouvrière n’est pas partie de zéro. C’est sur la base de multiples expériences de lutte, de défaites et de victoires de générations qui nous ont précédés et qui ont donné leur vie pour la cause ouvrière que nous avons pu structurer notre combat.

Au cours des derniers mois on a vu un certain nombre d’occupations d’usines dans différents pays, la plupart du temps pendant quelques jours, et dans certains cas y compris des séquestrations de patron. Que pourrait montrer l’exemple de Zanon à ces différents phénomènes ouvriers ?

D’abord c’est une excellente nouvelle de savoir que les travailleurs radicalisent leurs méthodes de lutte alors que la crise ne fait que commencer. Pendant les périodes de crise d’ailleurs les patrons et leurs gouvernements radicalisent les leurs, ce qui se traduit par des millions de licenciements, de chômeurs, de travailleurs pauvres. Ils essaient de frapper encore plus fort ceux et celles qui comme nous luttent et se battent. La radicalisation de leurs méthodes se traduit même par la multiplication des interventions armées, comme ils l’ont déjà fait contre l’Afghanistan, l’Irak ou le peuple palestinien. Et ils annoncent même que tout ça deviendra monnaie courante à l’avenir. C’est pour ça que les travailleurs doivent radicaliser leur riposte. C’est une question de vie ou de mort. Mais il faut surtout qu’on apprenne à radicaliser les alternatives politiques pour lesquelles on lutte. Parfois on peut être très radical dans la forme et dans la méthode de lutte mais en même temps très réformiste dans le projet politique que l’on porte. Je ne me réfère pas bien entendu aux camarades qui luttent de manière spontanée pour riposter face aux attaques du patronat, mais plutôt aux organisations qui ont pour responsabilité de proposer des alternatives. C’est en ce sens que radicaliser notre réponse devrait passer par l’exigence concrète que la crise soit payée par les capitalistes : ouvrir les livres de compte pour que les travailleurs connaissent parfaitement les profits réalisés par les capitalistes au cours des cinq années antérieures, exproprier et mettre au service des classes populaires toute usine qui menace de fermer ou de licencier massivement, voilà pour commencer. Il faut aussi exiger la mise en place d’un vaste plan de travaux publics pour les milliers de familles mal-logées ou sans-logis, c’est-à-dire qu’il faut qu’on dise «assez!» aux plans de relance des gouvernements qui en fait ne sont là que pour garantir les profits des capitalistes.

À Zanon vous dites « si on peut faire marcher une usine, on peut faire marcher un pays ». Quelle signification a un tel mot d’ordre dans le cadre de la crise capitaliste actuelle ?

Eh bien ça, c’est lié à ce que je viens de te dire. Le capitalisme est pourri jusqu’à la moelle, mais il ne va pas tomber tout seul. Il faut en finir avec lui. Ce système n’offre pour perspectives que la misère et la barbarie. Les travailleurs, et tous ceux et celles qui se proposent de lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme, tous ceux et celles qui défendent les droits des ouvriers, on se doit de structurer une alternative politique. De ce point de vue j’estime que notre lutte, que notre gestion ouvrière au cours des huit dernières années, représente en tout petit toute la potentialité de notre classe, que c’est possible, que tout pourrait être à notre portée. Zanon c’est un petit laboratoire de ce qu’on peut réaliser nous autres, les ouvriers. Pendant des années on nous a dit qu’on ne pouvait lutter que pour des miettes, qu’on n’avait aucune alternative. On a semé au sein de la classe ouvrière le doute, le scepticisme, au point que bien des organisations ouvrières ou d’extrême gauche ont rabaissé leurs programmes et leurs objectifs et que les travailleurs ont subi coup sur coup, et sont restés sur la défensive. Cette nouvelle crise à laquelle nous faisons face actuellement comporte des risques énormes car elle pourrait avoir des effets terribles sur nos conditions de vie. C’est en même temps une opportunité historique pour notre classe et tous ceux et celles qui luttent contre le capitalisme.

J’imagine que quand vous avez décidé d’occuper l’usine en 2001 tu ne t’attendais pas à ce que tout ça dure huit ans. Quel pourrait être l’avenir de Zanon dans les prochaines années ?

Toutes ces années de bagarre n’ont fait que confirmer mes convictions militantes. Ça fait quinze ans que je travaille à Zanon et j’ai pu voir de l’intérieur l’évolution de mes camarades. Au début, c’était le désert, un sentiment corporatiste et individualiste, de « chacun pour soi ». Mais surtout il y avait beaucoup de scepticisme. Les ouvriers n’avaient aucune confiance en eux-mêmes. Si je pense à ces années-là, aux attaques du patronat, aux trahisons, et qu’après je pense à tout ce qui a changé, l’état d’esprit, et que ces mêmes travailleurs ont mené cette lutte qui aujourd’hui a une dimension historique… alors là… Mais pour que tout ça ait lieu il a fallu que certains d’entre nous militent, fassent de la propagande, se bagarrent lors de chaque assemblée, au cours de chaque conversation, en fonction d’une stratégie révolutionnaire. Au début les ouvriers n’y comprenaient pas grand-chose, mais avec l’avancée de la crise et de notre lutte le programme et la stratégie ont pris corps et ce détachement d’ouvriers de Zanon dotés de tactiques et de stratégie héritées de plusieurs générations de travailleurs en lutte a commencé à récréer le programme et la stratégie. Mais on a encore beaucoup à faire. Il faut que d’autres secteurs les reprennent à leur compte, qu’ils les diffusent, et surtout, à mon avis, ils nous faut créer un état-major qui reprenne cette perspective, en Argentine comme au niveau mondial.

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