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Parti communiste japonais: La renaissance rouge (The Economist)
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Parti-communiste-japonais-La-renaissance-rouge-The-Economist_a9271.html
Article de l'hebdomadaire libéral britannique "The Economist" (1.500.000 exemplaires) et connu pour son indice Big Mac, sur le Parti communiste japonais (Nihon kyōsantō) après la percée électorale des communistes lors de la première vague des élections locales du 12 avril 2015 - traduction Nico Maury
Les électeurs japonais se sont rendus aux urnes le weekend dernier lors des élections locales. Ces élections donnent quelques impulsions : le taux de participation est le plus bas jamais enregistré et le Parti libéral démocrate (LDP) est le parti dominant dans la coalition au pouvoir du Japon, il remporte une victoire prévisible, il remporte plus de la moitié des sièges dans les assemblées préfectorales. Mais un autre succès politique crée la surprise : le Parti communiste japonais (JCP) apparaît comme le plus grand parti opposition du pays au niveau local.
Le JCP remporte 136 sièges, le Parti centriste, le Parti démocrate du Japon (DPJ) qui dirigeait le pays il y a seulement cinq ans se retrouve à la quatrième place derrière le Komeito, un partenaire de coalition du LDP. Ce résultat s'ajoute aux gains notables réalisés par le JCP lors des élections générales de Décembre, quand les communistes ont rassemblés plus de 6 millions de votes, portant leur représentation parlementaire de 8-21 députés : le meilleurs résultat du parti en deux décennies.
Bien que le Parti communiste soit encore loin de la prise du pouvoir (sa meilleure performance électorale remonte à 1979, quand il a remporté 39 sièges sur un total de 511), il reste une force importante dans la politique japonaise. Le parti revendique plus de 300.000 membres, dont 10.000 nouveaux adhérents en 2014 (le LDP prétend avoir autour 790.000 adhérents). Il publie également un journal, Akahata ("Drapeau Rouge"), avec un tirage quotidien d'environ 1,2 millions d'exemplaires.
Le JCP remporte 136 sièges, le Parti centriste, le Parti démocrate du Japon (DPJ) qui dirigeait le pays il y a seulement cinq ans se retrouve à la quatrième place derrière le Komeito, un partenaire de coalition du LDP. Ce résultat s'ajoute aux gains notables réalisés par le JCP lors des élections générales de Décembre, quand les communistes ont rassemblés plus de 6 millions de votes, portant leur représentation parlementaire de 8-21 députés : le meilleurs résultat du parti en deux décennies.
Bien que le Parti communiste soit encore loin de la prise du pouvoir (sa meilleure performance électorale remonte à 1979, quand il a remporté 39 sièges sur un total de 511), il reste une force importante dans la politique japonaise. Le parti revendique plus de 300.000 membres, dont 10.000 nouveaux adhérents en 2014 (le LDP prétend avoir autour 790.000 adhérents). Il publie également un journal, Akahata ("Drapeau Rouge"), avec un tirage quotidien d'environ 1,2 millions d'exemplaires.
Le programme du JCP a peu changé depuis des décennies: ses principaux objectifs sont de renverser le capitalisme; de pacifier les forces armées du Japon, de mettre fin à 60 ans alliance militaire avec les Etats-Unis. Le regain de popularité du parti est essentiellement liée à la frustration du public vis à vis des grands courants politiques, selon Jeff Kingston de l'université Temple à Tokyo. Il a capitalisé sur les préoccupations de l'électorat sur le gouvernement de droite de Shinzo Abe, Premier ministre japonais. Il rejette les tentatives de redémarrage des centrales nucléaires, s’oppose à la réduction des impôts sur les entreprises et s'oppose à la levée des restrictions sur les forces militaires du Japon, ces dernières ont pris de l'ampleur sous l'action de M. Abe. La récente poussée de popularité du JCP est aussi le résultat de sa position contre la hausse impopulaire de la taxe sur la consommation l'année dernière.
La représentation accrue du parti depuis Décembre a permis à ce dernier de proposer de nouvelles lois, pour la première fois depuis des années. Bien que son programme s'engage à mettre fin au "lien de subordination extraordinaire" du Japon aux Etats-Unis, en pratique, le JCP se concentre sur des luttes plus étroites. Les projets de lois qu'il a proposé cette année visent à limiter le financement des partis politiques par les entreprises et de placer des contrôles plus stricts sur les entreprises qui surexploitent les jeunes employés. Il s'assure d'un soutien durable des électeurs, ils est de plus en plus populaire avec le public.
La représentation accrue du parti depuis Décembre a permis à ce dernier de proposer de nouvelles lois, pour la première fois depuis des années. Bien que son programme s'engage à mettre fin au "lien de subordination extraordinaire" du Japon aux Etats-Unis, en pratique, le JCP se concentre sur des luttes plus étroites. Les projets de lois qu'il a proposé cette année visent à limiter le financement des partis politiques par les entreprises et de placer des contrôles plus stricts sur les entreprises qui surexploitent les jeunes employés. Il s'assure d'un soutien durable des électeurs, ils est de plus en plus populaire avec le public.





