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Le gouvernement italien capitule devant l’UE: il est prêt à privatiser 18 milliards d’actifs publics

Italie

Brève publiée le 15 novembre 2018

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Le gouvernement italien montre que sa posture anti-UE est du flanc. Il est anti-immigré et réactionnaire, mais pas anti-UE et encore moins anti-patronal !

Le gouvernement italien promet de privatiser 18 milliards d'actifs publics pour amadouer l'UE

La lettre du gouvernement italien à la Commission se trouve ici :

; target="_blank" title="; target="_blank">https://download.repubblica.it/pdf/2018/economia/13nov2018.pdf?ref=drnweb.repubblica.scroll-2

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http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/14/20002-20181114ARTFIG00320-budget-l-italie-promet-des-privatisations-massives-a-bruxelles.php

Afin de faire accepter son budget par la Commission européenne, Rome s'engage à vendre pour 18 milliards d'euros d'actifs.

À Rome

En conflit ouvert avec la Commission européenne, qui conteste son budget pour 2019, le gouvernement italien a sorti deux nouvelles cartes dans sa lettre envoyée à Bruxelles le 13 novembre au soir. Certes, il ne change pas l'équilibre ni les orientations de sa loi de finances, qui prévoit toujours un déficit de 2,4 % du PIB. Mais il s'efforce de répondre à la principale préoccupation de la Commission, en s'engageant à poursuivre la réduction de la dette publique. Comment? En s'engageant à vendre, si besoin en 2019, non plus 5 milliards comme prévu initialement, mais jusqu'à 18 milliards d'euros d'actifs publics, l'équivalent de 1 % du PIB.

«Les recettes issues des privatisations offrent une marge de sécurité pour garantir que les objectifs de réduction de la dette seront atteints, même au cas où les hypothèses de croissance ne se réaliseraient pas entièrement, écrit le ministre des Finances, Giovanni Tria. En tenant compte de ces recettes et des moindres appels au marché qui en résulteraient, la baisse de la dette rapportée au PIB serait encore plus marquée», assure-t-il. Selon lui, elle passerait de 131,2 % du PIB en 2017 à 126 % en 2021. Alors que l'Italie a déjà privatisé la plupart de ses grandes entreprises sous les gouvernements précédents, les actifs cessibles sont essentiellement immobiliers. Il reste à savoir s'il est possible d'en vendre 18 milliards rapidement.

Dépenses exceptionnelles

Deuxième carte: les «dépenses de nature exceptionnelle», qui permettent à un pays de bénéficier de la flexibilité prévue dans le pacte européen de stabilité et de croissance. Les Italiens y ont souvent eu recours, en particulier après les tremblements de terre, mais aussi pour le soutien aux réformes structurelles, l'afflux de migrants, etc. L'Italie est même la principale bénéficiaire en Europe de cette tolérance, à hauteur de 30 milliards d'euros, soit 1,8 % de son PIB. Cette fois, ce sont 3,6 milliards de dépenses prévues sur trois ans - équivalant à 0,2 % du PIB - qui serviront à un plan d'interventions pour faire face aux risques hydrologiques et pour sécuriser les infrastructures. Enfin, à la suite de l'audit commandé après l'écroulement du pont de Gênes, le gouvernement prévoit d'investir un milliard l'an prochain pour réparer les viaducs, ponts et tunnels construits avant et pendant l'époque Morandi, et ayant besoin d'une intervention d'urgence.

Rien ne dit que ces promesses de privatisation et ces demandes de dépenses exceptionnelles amèneront Bruxelles à se montrer plus conciliante avec Rome. Les deux procédés, déjà largement utilisés dans le passé, ont permis à l'Italie de bénéficier d'une certaine clémence de l'Europe. Plus préoccupé par la trajectoire de la dette publique que par le déficit lui-même, Bruxelles refusera-t-il à ce gouvernement ce qu'il a accordé aux précédents? Réponse le 21 novembre.