Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- L’affaire Barbara Butch est un cas emblématique de réécriture du réel (26/07)
- Le Front populaire, le pouvoir et la grève [Podcast] (26/07)
- Sciences, pouvoir et savoirs émancipateurs (26/07)
- Un mois de grèves et de luttes : Juin 2026 (26/07)
- Propagande, Médias et Démocratie - Noam Chomsky et Robert W. McChesney (24/07)
- Barbara Butch : décryptage de la dernière offensive médiatique (23/07)
- En forêt de Fontainebleau par Alice BSÉRÉNI (23/07)
- Ormuz et Bab el-Mandeb bloqués ? Le scénario d’un "siège" maritime du Golfe persique (23/07)
- Yémen: les Houthis revendiquent des frappes contre «deux pétroliers saoudiens» en mer Rouge (23/07)
- Le monde du travail brûle, et le pouvoir regarde ailleurs (22/07)
- La République, une et divisible ? Discussion avec Mélenchon (22/07)
- Mélenchon : "Une nouvelle gauche d’action a surgi, elle est faite d’insoumis et de verts, tous écologistes" (22/07)
- Sélection d’articles de sites d’extrême-gauche (21/07)
- Michael Roberts - Les entreprises de l’Union européenne : un "capitalisme de rente" ? (21/07)
- Michael Roberts : Le ralentissement de la Chine (21/07)
- Monique Barbut, ministre de la transition écologique, présentera sa démission d’ici au conseil des ministres de mercredi, annonce son entourage (21/07)
- Le seul recyclage que vous aurez sera la guerre (19/07)
- Critique du projet des Ecologistes par Clémence Guetté (19/07)
- Manifeste des intellectuel·les arabes contre la normalisation avec Israël et pour le droit des peuples arabes à l’autodétermination (19/07)
- La lutte contre le CPE vingt ans après, ou comment la jeunesse a fait plier la droite (19/07)
- 3 500 morts de chaud, brevet des collèges bradé : bienvenue en nullocratie ! (19/07)
- Lutter contre les "ingérences intérieures" : les propositions glaçantes du Sénat (18/07)
- Mélenchon 2027 : Synthèse des contributions (18/07)
- Penser à partir d’Exarcheia (16/07)
- Le déclin mondial des États-Unis : causes et conséquences (16/07)
Liens
En Bolivie, la mobilisation contre le président, Rodrigo Paz Pereira, s’intensifie
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les manifestations ont été émaillées de violences, lundi, dans la capitale. Le parquet a ordonné l’arrestation du leader du principal syndicat ouvrier du pays, Mario Argollo, accusé notamment d’« incitation publique à commettre des délits » et de « terrorisme ».
Policiers et manifestants se sont affrontés, lundi 18 mai, à La Paz, capitale bolivienne coupée du reste du pays depuis plusieurs jours par des barrages routiers, sur fond de contestation contre le président, Rodrigo Paz.
A peine six mois après son arrivée au pouvoir, le dirigeant de centre droit fait face à une pression croissante de paysans, d’ouvriers, de mineurs et d’enseignants, qui dénoncent la pire crise économique qu’ait connue la Bolivie depuis quatre décennies.
Armés d’explosifs artisanaux, de bâtons et de pierres, des manifestants ont tenté de rallier la place Murillo, où se trouve le palais présidentiel, a constaté l’Agence France-Presse (AFP). Des centaines de policiers antiémeute les ont repoussés à coups de gaz lacrymogènes.
Le parquet a annoncé avoir ordonné l’arrestation du chef du principal syndicat ouvrier du pays, Mario Argollo, l’un des leaders des manifestations, accusé notamment d’« incitation publique à commettre des délits » et de « terrorisme ».
Un groupe de manifestants a pillé un bureau du Registre national des biens, emportant du mobilier, des ordinateurs et d’autres équipements, selon des images diffusées par le gouvernement. Le calme est revenu dans la ville en fin d’après-midi.
Les autorités n’avaient pas encore communiqué de bilan des interpellations, mais la chaîne Unitel a fait état de plus d’une centaine d’arrestations. L’AFP a constaté qu’au moins deux personnes avaient été blessées.
Evo Morales accusé d’être à l’origine du mouvement
Le gouvernement accuse l’ancien président socialiste Evo Morales (2006-2019), sous le coup d’un mandat d’arrêt dans une affaire de traite présumée de mineure, d’être derrière les troubles. Les manifestants sont des « opérateurs politiques » utilisés par M. Morales pour tenter de revenir « au pouvoir », a déclaré, à la chaîne Red Uno, le ministre de l’économie, José Gabriel Espinoza.
Des partisans de l’ancien président sont arrivés, lundi, à La Paz après sept jours de marche au départ du département d’Oruro, réclamant eux aussi le départ de Rodrigo Paz Pereira. Certains craignent qu’Evo Morales soit prochainement arrêté. Depuis 2024, il vit retranché dans son fief politique du Chapare.
Sur son compte X, il a exprimé sa solidarité avec les manifestants et qualifié Mario Argollo ainsi que d’autres dirigeants syndicaux de victimes d’une « brutale persécution ».
La mobilisation s’accompagne depuis plus de deux semaines de barrages routiers qui paralysent les accès à La Paz. L’Administration bolivienne des routes (Administradora boliviana de Carreteras) recensait, lundi soir, au moins 32 points de blocage dans tout le pays.
Samedi, policiers et militaires avaient réussi à rouvrir temporairement certaines routes d’accès à La Paz après des affrontements avec des manifestants. Mais les protestataires ont repris le contrôle de plusieurs points de blocage le jour même.
Mort d’un manifestant
Le vice-ministre de l’intérieur et de la police, Hernan Paredes, a fait savoir qu’un manifestant était mort lors de ces affrontements après être tombé dans un fossé.
Les barrages maintiennent la capitale administrative quasi coupée du reste du pays, provoquant des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments. Le gouvernement a annoncé qu’il interviendrait de nouveau mardi sur les routes bloquées afin de mettre en place un nouveau « corridor humanitaire » pendant six heures.
La semaine dernière déjà, plusieurs manifestations antigouvernementales avaient secoué La Paz, sur fond de pénuries de carburant et de forte inflation.
La Bolivie traverse sa pire crise économique depuis les années 1980. Le pays a épuisé ses réserves de dollars pour financer les subventions aux carburants, supprimées en décembre. L’inflation sur un an a atteint 14 % en avril.




