[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Quelques points sur le front unique

Par Julien Varlin (23 octobre 2013)
Tweeter Facebook

Le front unique pour quoi faire ?

Il a été conçu dans une situation où les communistes n’influençaient pas la majorité des travailleurs, donc cherchaient à surmonter les obstacles que sont les réformistes : à la fois déclencher des mobilisations malgré eux, et en même temps progresser à leur détriment. Bien évidemment, cette situation et cet objectif sont toujours d’actualité. Nous voulons donc mettre des gens en mouvement, mais nous avons aussi une certaine idée de la direction vers laquelle ce mouvement devrait aller. Ce qui implique de développer nos critiques et surtout pas de les mettre en veilleuse, encore moins pendant l’action où nous sommes davantage écoutés.

Pour des fronts uniques de classe

Notre objectif stratégique est d’attiser jusqu’au bout la lutte des classes. Cela ne veut pas dire se limiter aux revendications matérielles, mais que sur chaque sujet de société, nous devons défendre un point de vue de classe. La conséquence, c’est que nos meilleurs cadres de luttes sont des fronts uniques de classe, avec des orgas du mouvement ouvrier (front unique ouvrier).

Par exemple :

  • On peut lutter avec des militants écologistes qui ne se revendiquent pas la classe travailleuse (EELV), mais en continuant à lutter pour la prise en charge des questions écologiques par notre classe, avec ses réponses (expropriation, planification…).

  • Il est évident que l’antifascisme serait beaucoup plus efficace s’il était porté aussi par les syndicats, au nom de la défense des travailleurs-ses, plutôt que seulement par des orgas “de gauche” sur un dénominateur de “valeurs”.

Signer ou ne pas signer ?

Un appel / tract commun avec d’autres orgas est par définition un compromis, et en même temps fait apparaître une proximité plus grande que le simple fait de manifester côte-à-côte. Comment trancher sur ce qui est signable ou pas ?

  • Il faut qu’il n’y ait pas d’éléments contradictoires avec ce qu’on défend en tant que NPA. On ne signe pas un appel antifasciste au nom de la défense de la République, ni un appel à l’augmentation des salaires au nom de la relance de la croissance, etc.

  • Les actions / communiqués / collectifs unitaires doivent avoir des objectifs clairs et qui aident à faire des pas en avant.

Ce deuxième point dépend beaucoup de la situation présente et locale. Mais en ce moment un enjeu important, c’est la question des liens avec le gouvernement. Au moment où la colère contre le PS monte, il faut pousser tous ses alliés à la rupture. Par exemple :

  • Dans une lutte contre l’austérité ou contre le FN, vu la lourde responsabilité du PS, nous ne devons pas apparaître aux côtés des MJS.

  • On peut militer avec des Verts à NDDL, mais ce serait à côté de la plaque de signer un tract avec le logo EELV d’un parti du gouvernement Ayrault-Duflot…

Il ne faut pas non plus fétichiser les signatures en bas des tracts communs. Cela peut aider à impulser des mobilisations, donc on doit chercher à les amender pour les signer, mais pas à n’importe quel prix. On peut toujours participer à une mobilisation même si les désaccords sont trop importants pour signer tel ou tel appel. Garder une cohérence idéologique sur le long terme est un enjeu majeur pour convaincre ceux qui sont proches de nous.

Un dernier point : nous ne pensons pas que l’unité dans les élections est impossible, mais cela demande alors un accord sur un programme révolutionnaire, ce qui n’est d’actualité avec aucune des forces situées à notre droite.

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

Débats

10 thèses sur la religion et contre l’islamophobie

1) Le besoin de croyances existe depuis les débuts de l’humanité, avant les religions instituées.
2) Les religions en tant qu’institutions et idéologies sont des produits sociaux et historiques œuvrant à la reproduction de l'ordre social.
3) « La religion est à la fois expression de la misère et protestation contre cette misère »
4) Notre priorité est de mener la guerre contre le capital, non de déclarer la guerre aux croyances.
5) Dans les pays dominés, la montée de courants politiques se revendiquant de l'islam exprime souvent une réaction à l’hégémonie coloniale.
6) Dans les pays impérialistes comme la France, la montée de l'islam se situe dans un contexte de crise du mouvement ouvrier, qui s'est révélé incapable d'intégrer les revendications des populations non blanches à son combat.
7) L'islam est aussi, de fait, la religion des prolétaires les plus opprimé·e·s, issus de la colonisation française et du pillage des pays dominés, victimes de la surexploitation, du racisme et de discriminations de toutes sortes.
8) Les femmes voilées ont toute leur place dans les organisations ouvrières et féministes.
9) Nous sommes en première ligne pour lutter contre l'islamophobie d'État et l’instrumentalisation du féminisme.
10) Des actions et des campagnes communes de nature démocratique ou anti-impérialiste, sont possibles avec des organisations se revendiquant de l'islam. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook