Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Reconnaître une guerre impérialiste : le cas de l’Iran (20/05)
- Atterrir c’est planifier. Réponse à Guillaume Carnino (20/05)
- Les militants conseillistes en France (19/05)
- Les marxistes hétérodoxes (19/05)
- En Bolivie, la mobilisation contre le président, Rodrigo Paz Pereira, s’intensifie (19/05)
- Communiqué LFI - La Bolivie vit une insurrection populaire (18/05)
- Pérou : La gauche sera bien présente au 2ème tour de la présidentielle (18/05)
- GUERRE D’ALGÉRIE : LE MOMENT LE PLUS EFFROYABLE DE L’HISTOIRE DE FRANCE (17/05)
- Bolivie : mobilisation ouvrière et paysanne contre le gouvernement (17/05)
- "Nous, écologistes de la REV, soutenons Jean-Luc Mélenchon pour 2027" (16/05)
- Revue de presse des groupes d’extrême-gauche trotskyste (16/05)
- Mélenchon : Trump, El Niño, présidentielle : 2027 sera très chaud (16/05)
- La guerre est-elle dans notre nature ? Les origines de la violence humaine (16/05)
- Gauches radicales : le marxisme est notre bien commun (15/05)
- Congrès du PCF : pourquoi tout peut basculer (15/05)
- Face au chantage à la pompe, nationalisons-les ! (13/05)
- Hondurasgate : Au cœur de l’opération latino-américaine de l’Internationale réactionnaire (13/05)
- No Music For Genocide – Appel au boycott de l’Eurovision (13/05)
- Réponse à Fabien Roussel sur la "Nouvelle France" (13/05)
- Economie : que peut la gauche ? - Nicolas Da Silva (11/05)
- Bernard Vasseur sur le communisme (10/05)
- L’Eurovision - La chronique de Pierre-Emmanuel Barré (10/05)
- Fascisme et/ou nouvelle droite radicale ? Quelle stratégie face au néolibéralisme autoritaire ? (08/05)
- Le "Programme de transition", Trotsky et l’Internationale communiste (08/05)
- Que faire de la candidature de Jean-Luc Mélenchon ? (08/05)
Liens
Sur le film « Le grand retournement » de Gérard Mordillat

Gérard Mordillat a adapté la pièce de théâtre de Frédéric Lordon intitulée « D'un retournement à l'autre ». Il dépeint les relations incestueuses entre les élites financières et politiques. Dans un décor de friche industrielle, en apesanteur, les personnages (une brochette de banquiers, le président de la république, et ses conseillers) dialoguent en alexandrins. Procédé déconcertant au premier abord, mais captivant : on savoure la finesse d'un texte taillé au scalpel, qui exhibe toute l'hypocrisie et la toxicité d'un monde qui jouit de son pouvoir, de sa fortune, tout en méprisant la populace.
Le film montre des banquiers qui combinent un discours anti-État (quand celui-ci aide les pauvres) tout en appelant l’État à l'aide pour les sauver de la banqueroute. Il permet de comprendre que l’État n'est pas neutre, mais structurellement au service des parasites de la classe dominante. Il montre l'impossibilité de toute dissidence parmi les conseillers du prince. La logique, à la fois folle et rationnelle, du système rend impossible toute déviation d'une route qui nous conduit tout droit vers l'abîme. Et le film se conclut logiquement sur la nécessité de « l'insurrection qui vient », de la légitime violence des opprimés pour abattre ce système.
Ce film est un antidote efficace à la propagande servie par les médias capitalistes. Il nous amuse, aiguise notre intelligence, et stimule notre envie d'en découdre. Trois bonnes raisons pour ne pas passer à côté de ce film.








