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Succès de la soirée punk pour le Rojava !

Par Ahlem Djebal, Vicky (28 octobre 2015)
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Dès lors que le Rojava (Kurditan syrien) s’est proclamé autonome depuis 2012, les principes du Confédéralisme Démocratique ont été mis en acte.

Ce mouvement révolutionnaire des Kurdes de Syrie s'oppose à l’Etat-nation qui véhicule la répression, le nationalisme et le sexisme, avec la participation active des anti-capitalistes. Ils/elles tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autogestion, ainsi tous les groupes et toutes les identités culturelles s’expriment directement dans les réunions locales, les commissions, conseils et conventions générales. A cet égard, les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s, réuni-e-s en assemblées générales. Dans chaque commission, il est imposé un quota minimum de 40% de femmes ou 40% d’hommes, il existe un principe de co-mandatement avec un homme et une femme pour chaque assemblée. Les femmes ont des commissions non mixtes pour travailler sur l’anti-patriarcat.

La démocratie participative est protégée par les Brigades d’autodéfense non-mixte YPJ, une branche du YPD, branche armé du PYD. Ces combattant-e-s se sont battu-e-s comme des lion-ne-s dans la défense de Kobané. La présence de femmes en première ligne de combat met en relief leur place dans la construction d’une société nouvelle.

Il est intéressant de signaler que ces forces armées sont placées sous le contrôle direct des institutions démocratiques et que leur commandement militaire par les institutions politiques et les groupements confédérés.

Rojava garde espoir que son exemple ouvre les portes d’une réflexion aux pays voisins d’une alternative démocratique et multiculturelle à la situation du Moyen-Orient.

Les secteurs révolutionnaires et progressistes doivent se mobiliser aux côtés de la population Kurde. Prendre l’initiative de manifestations et actes culturels est essentiel pour soutenir la lutte.

C’est dans la Petite Maison, rue Godefroy Cavaignac dans le XIe arrondissement de Paris que s’est déroulée une soirée de soutien au Rojava, samedi 24 octobre. La Socialcrash asso, collectif issu des mouvements punk et red-skinhead notamment, a organisé un concert dont les bénéfices seront reversés à l’association pour la reconstruction de Kobané, détruite par les assauts répétés de l’Etat islamique.

Dans une atmosphère festive, entre 150 et 200 personnes ont pu apprécier un concert punk où quatre groupes – Dead Boobs, Mme Ex., The Blue Void et le Pavé – ont mis en musique des textes politiques portés par des rythmes endiablés et des sons retentissants.

Un documentaire sur la situation au Rojava a été projeté, suivi d’un débat avec la salle. Deux interventions, l’une d’un camarade kurde membre de l’association pour la reconstruction de Kobané et l’autre d’un camarade de la Tendance CLAIRE du NPA ont permis d’éclairer l’actualité de la lutte des Kurdes syriens. La participation du public au débat a été très intéressante concernant la construction d’un pouvoir alternatif, les mécanismes décisionnels et les perspectives du mouvement. En outre, la figure charismatique d’Abdellah Öcalan a été interrogée. Cette personnalisation peut sembler contradictoire avec le projet de société défendue et pratiquée par le PYD. Son statut de prisonnier politique peut l’expliquer.

Nous continuons pour notre part à informer régulièrement sur la situation au Kurdistan et son évolution, tout en menant la discussion sur les questions du programme révolutionnaire, notamment sur le plan économique.

Cette soirée de soutien a été un succès : popularisons et multiplions ces initiatives de solidarité avec la lutte du Rojava ! Solidarité avec Kobané !

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