[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Succès de la soirée punk pour le Rojava !

Par Ahlem Djebal, Vicky (28 octobre 2015)
Tweeter Facebook

Dès lors que le Rojava (Kurditan syrien) s’est proclamé autonome depuis 2012, les principes du Confédéralisme Démocratique ont été mis en acte.

Ce mouvement révolutionnaire des Kurdes de Syrie s'oppose à l’Etat-nation qui véhicule la répression, le nationalisme et le sexisme, avec la participation active des anti-capitalistes. Ils/elles tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autogestion, ainsi tous les groupes et toutes les identités culturelles s’expriment directement dans les réunions locales, les commissions, conseils et conventions générales. A cet égard, les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s, réuni-e-s en assemblées générales. Dans chaque commission, il est imposé un quota minimum de 40% de femmes ou 40% d’hommes, il existe un principe de co-mandatement avec un homme et une femme pour chaque assemblée. Les femmes ont des commissions non mixtes pour travailler sur l’anti-patriarcat.

La démocratie participative est protégée par les Brigades d’autodéfense non-mixte YPJ, une branche du YPD, branche armé du PYD. Ces combattant-e-s se sont battu-e-s comme des lion-ne-s dans la défense de Kobané. La présence de femmes en première ligne de combat met en relief leur place dans la construction d’une société nouvelle.

Il est intéressant de signaler que ces forces armées sont placées sous le contrôle direct des institutions démocratiques et que leur commandement militaire par les institutions politiques et les groupements confédérés.

Rojava garde espoir que son exemple ouvre les portes d’une réflexion aux pays voisins d’une alternative démocratique et multiculturelle à la situation du Moyen-Orient.

Les secteurs révolutionnaires et progressistes doivent se mobiliser aux côtés de la population Kurde. Prendre l’initiative de manifestations et actes culturels est essentiel pour soutenir la lutte.

C’est dans la Petite Maison, rue Godefroy Cavaignac dans le XIe arrondissement de Paris que s’est déroulée une soirée de soutien au Rojava, samedi 24 octobre. La Socialcrash asso, collectif issu des mouvements punk et red-skinhead notamment, a organisé un concert dont les bénéfices seront reversés à l’association pour la reconstruction de Kobané, détruite par les assauts répétés de l’Etat islamique.

Dans une atmosphère festive, entre 150 et 200 personnes ont pu apprécier un concert punk où quatre groupes – Dead Boobs, Mme Ex., The Blue Void et le Pavé – ont mis en musique des textes politiques portés par des rythmes endiablés et des sons retentissants.

Un documentaire sur la situation au Rojava a été projeté, suivi d’un débat avec la salle. Deux interventions, l’une d’un camarade kurde membre de l’association pour la reconstruction de Kobané et l’autre d’un camarade de la Tendance CLAIRE du NPA ont permis d’éclairer l’actualité de la lutte des Kurdes syriens. La participation du public au débat a été très intéressante concernant la construction d’un pouvoir alternatif, les mécanismes décisionnels et les perspectives du mouvement. En outre, la figure charismatique d’Abdellah Öcalan a été interrogée. Cette personnalisation peut sembler contradictoire avec le projet de société défendue et pratiquée par le PYD. Son statut de prisonnier politique peut l’expliquer.

Nous continuons pour notre part à informer régulièrement sur la situation au Kurdistan et son évolution, tout en menant la discussion sur les questions du programme révolutionnaire, notamment sur le plan économique.

Cette soirée de soutien a été un succès : popularisons et multiplions ces initiatives de solidarité avec la lutte du Rojava ! Solidarité avec Kobané !

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

Théâtre et lutte de classe

Sur la grève du Théâtre de la Commune à Aubervilliers

Après plus de 50 jours de grèves et une situation complètement cadenassée par la direction qui refuse de mener à bien les négociations avec les salarié.e.s, nous publions ici un dossier d'articles que nous avons écris pour le NPA qui permet de revenir sur ce mouvement qui dépasse de loin le seul théâtre de la Commune d'Aubervilliers. Vive la grève des salarié.e.s de théâtre de la Commune ! Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

International

La coalition « Non à la nouvelle loi sur la police de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW) » contre le gouvernement régional

En Allemagne, on observe au moins depuis le G20 de Hambourg (juillet 2017) un renforcement rapide des dispositifs sécuritaires et de la répression contre les militant-e-s, les classes populaires et les non-blanc-he-s. Cela passe, entre autres, par une série de lois régionales sur la police qui suscitent des protestations massives. On est encore loin du niveau atteint en France, mais ce tournant sécuritaire n'en reste pas moins très significatif. À travers l'Europe, les dominant-e-s fourbissent leurs armes pour écraser toute révolte contre leurs projets, contre leurs profits. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Union européenne

L’extrême-droite européenne renonce à la rupture avec l’UE et l’euro pour gouverner

Partout en Europe, l'extrême-droite fait son beurre du rejet massif de l'Union européenne dans les catégories populaires et de l'incapacité de la gauche antilibérale ou anticapitaliste à porter ce rejet. L'extrême gauche refuse d'entendre ce rejet, ou pire, l'associe systématiquement au nationalisme et à la xénophobie. L'extrême droite peut se frotter les mains : aux yeux du prolétariat, elle incarne la seule opposition à l'Union européenne.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Débats

Broad parties and anti-austerity governments: from defeat to defeat, learning the lessons of Syriza’s debacle

The NPA leadership, the majority of which is organically linked to the majority of the International committee of the Fourth international (ICFI), refuses to draw all the lessons from a way of building organizations that has continuously failed and led to political and organizational catastrophes in its national sections, with of course a very negative overall impact, for more than twenty years. The question is: what policy of the ICFI leadership is at the heart of such major and repeated failures, of utter disasters, even, in certain countries? After compiling a non-exhaustive list of the most significant among the regrettable and disastrous experiences of the past two decades, this contribution focuses on the latest tragedy to date: Greece. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook