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L’hypocrisie du gouvernement sur la question de la maltraitance des animaux

Par Wilbur Schäffer ( 1 avril 2016)
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Horreur ! On découvre que mourir dans un abattoir, c'est pas facile pour des animaux. Surtout quand quelques employés de cet abattoir sont visiblement des aficionados de la souffrance animale. L'association L214 s'est encore procuré une vidéo témoignant de la maltraitance d'animaux, cette fois dans un petit abattoir de Mauléon1, dans le Pays Basque. Abattoir Bio, labellisé rouge, privilégiant les circuits courts, l'établissement a été fermé par la mairie, en attendant d'en savoir
plus. Le directeur de l'abattoir est le premier surpris semble-t-il et se dit même écœuré par le comportement que quelques-uns de ses salariés qui ont dérogé à toutes les règles éthiques en vigueur dans son abattoir.

Mais voilà que le gouvernement, par la voix de son ministre de l'agriculture M. Lefol monte au créneau et exige que tous les abattoirs de France soient contrôlés d'ici un mois ! Rien que ça. Il somme les préfets d'effectuer ces contrôles. Mais contrôler quoi au juste ? Que des dizaines de milliers d'animaux qui sont élevés pour une grande majorité dans les conditions lamentables qu'offrent industrialisation des élevages ? Alors qu'elles ont été privées de lumière, de liberté, de mouvement même et gavées d'antibiotiques et de nourritures abjectes pendant des semaines ou des mois, dans des usines d’élevage ? Quelle hypocrisie !

On peut en toute bonne foi penser que les animaux qui sont arrivés dans cet abattoir bio ont eu "la chance" d'avoir été bien élevés dans des fermes bio, plus respectueuses des animaux. Ce scandale prouve qu'au bout de la chaîne, c'est forcément la mort dans la souffrance qui attend ces bêtes.

Le fait que le ministre du travail d'un côté entretienne, soutienne et finance l'agriculture et l'élevage industriels et de l'autre, s'offusque d'un cas d'abattage violent dans un abattoir bio, en dit long sur son cynisme, dicté par sa soumission à l'industrie agro-alimentaire et à l'agriculture industrielle, aux mains de pourritures comme le patron de la FNSEA.

Quant à l'association L214, on regrette qu'elle n'arrive pas à se procurer de vidéos tournées dans des abattoirs industriels ou des élevages industriels (de volailles, de porcs ou de vaches…). Mais on sait que les prétendues règles « d'hygiène » sont là pour rendre ces endroits inaccessibles, et loin de tout regard extérieur. Mais c'est vrai qu'en limitant son combat à la lutte contre la souffrance animale, sans l'articuler avec le combat contre le capitalisme, l'association est condamnée à ne pas mener de combat particulier contre les grosses industries.

Et puis bon, son copinage systématique avec la Fondation Bardot laisse pour le moins perplexe2.


1http://www.sudouest.fr/2016/03/29/cruaute-envers-les-animaux-au-pays-basque-l-abattoir-de-mauleon-suspendu-2315872-4018.php
 

2http://www.l214.com/communications/FBB-Le-Maire-elevages-lapins par exemple

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